Eddy Roy écope sept mois de prison pour des travaux non autorisés

Faux entrepreneur, vrai fraudeur

Un homme de 60 ans qui a joué au propriétaire et à l’entrepreneur général de l’immeuble qu’il habitait sans autorisation se retrouve en prison.

Après de multiples remises de son dossier pour l’imposition de sa peine, Eddy Roy se retrouve maintenant derrière les barreaux.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec l’a condamné, mardi, à sept mois de prison assortie d’une probation de deux ans au palais de justice de Sherbrooke.

Roy a reconnu une fraude de plus de 20 000 $ envers la propriétaire de l’immeuble où il résidait en 2015.

Eddy Roy a profité du fait qu’il possédait le même nom de famille que sa propriétaire pour entreprendre des rénovations de plomberie et d’électricité.

Il s’est fait passer pour son conjoint. La victime avait donné l’autorisation de certaines rénovations, mais les travaux importants n’avaient pas été autorisés.

Eddy Roy n’avait pas la permission d’engager les travaux de plus de 20 000 $.

Poursuivie à la division des petites créances, la propriétaire a dû contracter des hypothèques légales et se trouver des emplois supplémentaires pour rembourser les dettes contractées par Roy.

La victime a dû vendre l’immeuble à perte.

La peine à Eddy Roy a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean-Marc Bénard et de la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion.

Le juge a refusé de déduire la semaine de détention provisoire compte tenu de la négligence de l’accusé de se présenter au tribunal.

Des interdits de contact ont été imposés avec la victime au dossier.

Eddy Roy possède quelques antécédents judiciaires en matière de fraude, de vol et de recel.