Palais de justice

Faits divers en bref

Un des inculpés dans une agression sexuelle en groupe conteste les accusations

Accusé en chambre de la jeunesse puis en chambre criminelle de la Cour du Québec d’agression sexuelle en groupe, un individu de 18 ans contestait ses accusations lors de son enquête préliminaire, jeudi, à Sherbrooke.

Cette étape des procédures, frappée d’une ordonnance de non-publication, se déroulait devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

L’enquêteur au dossier et la victime alléguée dans cette affaire devaient notamment être entendus lors de cette étape préalable au procès.

L’individu de 18 ans est accusé en chambre de la jeunesse d’agression sexuelle en groupe pour un événement qui se serait déroulé le 12 février 2017.

Au tribunal adulte, l’individu de 18 ans est accusé d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels sur une autre adolescente de moins de 16 ans, le 1er juillet 2017. Cette plaignante aurait aussi subi des gestes semblables entre le 1er janvier et le 1er mars 2018 et des voies de fait entre le 1er juillet et le 1er août 2017.

C’est Me Anne-Marie Campeau qui assure la défense de l’accusé, alors que Me Marie-Ève Phaneuf représente le ministère public.

Au début mai, la juge Claire Desgens avait déterminé que cet accusé de même que Blessing Dugbeh devaient rester détenus pour la durée des procédures judiciaires.

En plus des gestes à caractère sexuel sur des mineurs, les deux individus sont accusés d’avoir tenté d’intimider les plaignantes au dossier entre février et avril 2018.

Un interdit de contact complet a été émis avec les plaignantes, les témoins potentiels et les autres accusés.

Chambre de la jeunesse

Les dossiers des accusés mineurs revenaient en chambre de la jeunesse, jeudi, devant la juge Lise Gagnon de la Cour du Québec.

L’adolescent défendu par Me Joël Bourassa a été accusé de deux bris de conditions les 13 et 14 juillet.

Il n’aurait pas respecté la condition de rester chez lui 24 heures par jour.

Il a plaidé non coupable à ces deux nouvelles accusations.

Ses autres dossiers ont été reportés en septembre avec ceux des autres coaccusés.

Me Bourassa et ses consœurs Me Kim Dingman, Me Mélissa Gilbert et Me Anne-Marie Campeau doivent poursuivre leur analyse de la volumineuse preuve afin de déterminer s’ils solliciteront une conférence de facilitation dans le dossier.


Ils utilisent l’impôt pour frauder

Des fraudeurs qui utilisent l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour arnaquer des citoyens ont réussi à soutirer 13 000 $ à deux femmes de Sherbrooke au cours des derniers jours.

Une dame âgée s’est fait soutirer 8000 $ après avoir été sollicité au téléphone par un fraudeur qui se faisait passer pour un employé fédéral.

Après avoir été bernée par le beau parleur qui utilisait un ton frôlant le harcèlement, elle s’est rendue à la banque retirer l’importante somme.

Un individu l’attendait à un coin de rue pour un rendez-vous préalablement fixé pour récupérer l’argent dans une enveloppe.

« Le suspect a utilisé le téléphone pour entrer en contact avec la victime. Il disait travailler pour le gouvernement fédéral. Avec un ton agressif, il accusait la plaignante de fraude fiscale. Il lui a mentionné qu’elle devait payer immédiatement sinon elle allait faire saisir ses biens », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Une plainte a été faite au Service de police de Sherbrooke.

« La Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada enquêtent aussi dans ce type de fraude. Nous allons collaborer à retrouver les suspects », mentionne le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Ce dernier rappelle qu’il est extrêmement dangereux de se rendre à la rencontre d’inconnu pour remettre une somme d’argent.

Une femme dans la vingtaine de Sherbrooke a aussi été victime de ces fraudeurs. Le suspect qui utilisait les mêmes arguments liés à l’impôt a convaincu la victime de verser 5000 $ en argent électronique Bitcoin.

« L’Agence de revenu du Canada n’utilise ni le Bitcoin ni l’argent comptant dans une enveloppe sur le coin d’une rue pour qu’un contribuable paie ce qu’il doit. Dans le doute, les citoyens doivent effectuer des vérifications et ne pas hésiter à nous contacter », indique le porte-parole du SPS.

Le SPS a répertorié plusieurs plaintes semblables au cours des derniers mois.

« Nous allons poursuivre nos efforts pour retrouver ces suspects », assure l’agent Carrier.

Le SPS invite les citoyens à porter plainte à l’ARC au 1 800 959-7383.