Une vingtaine de policiers de la SQ ont effectué une frappe antidrogue dans des résidences situées sur les rues Brooks et Tambs, à Bury.

Faits divers en bref

La SQ mène deux perquisitions à Bury
Une perquisition en cours d'enquête a permis de mettre la main sur des stupéfiants et des cigarettes de contrebande dans deux résidences de Bury.
La Sûreté du Québec a procédé, jeudi matin, à ces perquisitions dans la MRC du Haut-Saint-François.
Une vingtaine de policiers de la SQ ont effectué une frappe antidrogue dans des résidences situées sur les rues Brooks et Tambs à Bury.
Plus de 60 000 cigarettes de contrebande ont été trouvées.
Les policiers ont aussi saisi 15 livres de cannabis, environ 500 comprimés qui devront être analysés, environ 35 grammes de résine de cannabis, une demi-livre de cocotte ainsi que tout le matériel servant au trafic de stupéfiants.
Aucune arrestation n'a été faite lors de cette perquisition réalisée par les enquêteurs de la MRC du Haut-Saint-François aidés de ceux des crimes majeurs et du crime organisé de la SQ.
« Nous ne pouvons pas dire pour le moment de quelle façon ces deux résidences sont reliées. Les perquisitions ont été faites au cours de l'enquête. Il pourrait y avoir d'autres arrestations au cours des prochaines semaines », explique la porte-parole de la SQ, la sergente Ingrid Asselin.
Leurre informatique et contacts sexuels : Douglas Lachapelle veut traiter sa délinquance sexuelle en prison
Accusé de divers crimes à caractère sexuel, Douglas Lachapelle de Magog a réglé ses comptes avec la justice et a insisté pour être détenu dans un établissement où il pourra traiter sa délinquance sexuelle.
Lachapelle a plaidé coupable, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, aux accusations de leurre informatique et d'avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite entre octobre 2016 et avril 2017 ainsi qu'à des accusations de contacts sexuels sur un mineur au tournant des années 2000.
La juge Claire Desgens de la Cour du Québec lui a imposé deux ans moins un jour de prison. Cette peine pourrait être purgée au centre de détention de Percé où il pourra intégrer un programme relatif à son problème en matière sexuelle.
L'avocate de la défense Me Mireille Leblanc a insisté pour que la juge Claire Desgens de la Cour du Québec fasse une recommandation en ce sens en imposant la peine.
« La peine de prison mettra le public en sécurité le temps que vous serez détenu. Le tribunal est préoccupé pour la suite des choses. Il est dans votre intérêt, mais surtout dans celui de la société que vous soyez traité pour régler votre problème en matière de délinquance sexuelle », a indiqué la juge Desgens en imposant la peine.
Dans le dossier le plus récent, l'individu a commencé des conversations sur Facebook avec le profil d'une adolescente de 13 ans.
Un policier se trouvait derrière ce profil.
Lachapelle disait avoir 30 ans et ne faisait pas de cas que son interlocutrice soit âgée de 13 ans en tenant des conversations de nature sexuelle.
Lors d'une conversation, Douglas Lachapelle exhibait son pénis à son interlocutrice qui était en fait un policier. Les images de ces séquences ont été captées sur vidéo.
Une perquisition a été effectuée par la Sûreté du Québec au domicile du suspect en avril dernier à Magog. Des équipements informatiques ont été saisis sur place aux fins d'analyse.
Douglas Lachapelle a collaboré avec les policiers à la suite de son arrestation.
Lachapelle a aussi reconnu avoir touché sexuellement un enfant de six ans qu'il gardait il y a près d'une vingtaine d'années.
C'est à la suite des accusations de leurre que la victime s'est manifesté aux policiers.
Confronté à cette plainte, Lachapelle a avoué les gestes d'attouchements sexuels, d'incitations à des contacts sexuels et d'attouchements sexuels alors qu'il se trouvait en situation d'autorité. L'accusé venait d'avoir 18 ans lorsque ces gestes ont été commis.
« Je confirme que tout ce qui a été dit est vrai », a mentionné Lachapelle au tribunal.
Lachapelle possède un antécédent judiciaire en 2010 en matière d'action indécente. Il avait alors été condamné à une amende.
Il possède des antécédents en matière de bris d'ordonnances du tribunal.
« Vous avez commis des crimes très sérieux. Les crimes sur des adolescents et des enfants peuvent avoir des conséquences à long terme. Ils surviennent à un stade critique de leur développement », a souligné la juge Desgens.
Douglas Lachapelle sera inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.
Accusé d'action indécente : Pruneau en thérapie
L'individu qui aurait fait des gestes pouvant laisser croire qu'il se masturbait la semaine dernière dans un parc de l'Est de Sherbrooke a été confié à un centre de thérapie.
Daniel Pruneau a été remis en liberté, jeudi, par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec sous de sévères conditions au palais de justice de Sherbrooke.
Dans les faits, Pruneau doit rester 24 heures, sept jours par semaine à la maison de thérapie pour tenter de régler ses problèmes de consommation de stupéfiants.
L'individu de 42 ans est accusé d'avoir volontairement commis une action indécente dans un endroit public ainsi que de harcèlement criminel envers un mineur.
Pruneau aurait commis ces gestes indécents à travers la clôture en regardant les enfants qui jouaient au parc Édouard-Boudreau de la 10e Avenue Sud entre les rues King Est et du Conseil vers 20 h 30, le 4 juillet dernier.
Des adultes témoins de la scène sont intervenus pour mettre fin aux gestes vraisemblablement commis par Pruneau.
Dans les conditions de remise en liberté qui lui ont été imposées, l'accusé ne pourra entrer en contact avec ces personnes.
Daniel Pruneau ne pourra pas consommer d'alcool ou de drogue.
Avant d'être remis en liberté, Daniel Pruneau avait été déclaré apte à faire face aux procédures judiciaires après une évaluation en psychiatrie légale.
Il devra poursuivre son suivi avec la psychiatre Dre Martine Bérubé.
Un interdit de se rendre dans les parcs, terrains de jeu ou piscines où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans a été imposé.
Il a aussi été interdit à Daniel Pruneau de faire du bénévolat ou d'occuper un emploi pouvant le mettre en contact avec des mineurs de moins de 16 ans.
C'est le stagiaire de l'aide juridique Ludovick Whear-Charette qui défendait l'accusé au nom de Me Benoît Gagnon, alors que Me Émilie Baril-Côté représente le ministère public.
Connu des services policiers en d'autres matières, Pruneau est aussi accusé de bris de conditions de probation.