Un groupe de parents dont les enfants fréquentent l’école primaire du Plein cœur de Richmond se mobilise. Sur la photo, on aperçoit, dans le désordre, François-Régis Bourbonnière, Marjolaine Delisle, Danny De Quoy, Hélène Boulé, Dominic Fontaine-Lasnier, Michèle Laberge, Michèle Le Risbé, Donald Dubuc et Élise Gagné.

Exercices de confinement barricadé: des parents sont inquiets

Les exercices de confinement barricadé inquiètent un groupe de parents dont les enfants fréquentent l’école primaire du Plein-Coeur à Richmond. Le manque d’information concernant cette façon de faire afin de préparer les enfants à d’éventuelles attaques armées dans l’établissement scolaire amène ce groupe à vouloir créer un comité de réflexion. Selon eux, d’autres méthodes devraient être considérées.

Les Parents pour une approche non violente à l’école avancent que la « meilleure lutte à la violence se fait par l’éducation, la confiance, le pacifisme et la solidarité et non par l’acceptation que la violence est une fatalité ». Sans données sur les impacts que peuvent causer ces exercices chez les jeunes enfants du primaire, le groupe doute de la nécessité de les tenir.

Dans une pétition ayant recueilli 72 signatures, les parents indiquaient que les exercices de confinement barricadé « seraient susceptibles de créer de l’anxiété chez les enfants du primaire, instaurer un climat de peur et de danger alors que la réalité canadienne présente un très faible niveau de risque en milieu primaire, ainsi qu’influencer la compréhension du monde chez l’enfant ».

De son côté, la direction de la Commission scolaire des Sommets ne désire en aucun cas provoquer de l’anxiété chez les jeunes élèves et n’oblige pas les établissements à tenir des exercices de confinement barricadé. « Comme le ministère de l’Éducation et celui de la Sécurité publique le font avec les Commissions scolaires, nous proposons de pratiquer ces exercices, nous ne les imposons pas. La majorité des écoles de la Commission scolaire des Sommets réalisent les exercices avec le personnel de l’école. Les établissements décident ensuite du moment opportun pour y intégrer les élèves », précise Édith Pelletier, directrice générale de la Commission scolaire des Sommets.

Deux exercices annulés

À l’école du Plein Cœur, deux exercices de confinement barricadé prévus à l’horaire ont été annulés. « Le protecteur de l’élève les a fait suspendre grâce, d’une part, à notre mobilisation et parce que la décision de les tenir ou non aurait dû être votée en Conseil d’établissement (CÉ), ce qui n’a pas été fait », explique le groupe de parents.

Bien qu’il crée des remous, le sujet du confinement barricadé n’est pas à l’ordre du jour de la prochaine rencontre du CÉ. « La présente direction prendra sa retraite à la fin de l’année scolaire en cours. Le dossier est ardu et on a décidé de le reporter à la prochaine année scolaire avec la nouvelle direction », explique Édith Pelletier.

Les Parents pour une approche non violente à l’école désirent amener la réflexion au-delà de l’école de Richmond. « Si nous nous posons des questions, peut-être que d’autres parents se questionnent aussi? Aucune donnée réelle ne quantifie ou ne qualifie les séquelles chez l’enfant suite au confinement barricadé. Nous ne sommes pas contre l’idée, mais on désirerait plus de communication et plus d’échanges avant d’imposer cette façon de faire », déclare Marjolaine Delisle.

Le comité de parent continue ses actions pour porter son message à l’ensemble de la population. C’est pourquoi une pétition sera déposée à l’Assemblée nationale ultérieurement.

Pour joindre le groupe de réflexion, il suffit d’écrire à leppanve2018@gmail.com.