Les étudiants éméchés et le brouhaha dans les autobus de la STS ont souvent fait les manchettes, mais la problématique est réglée selon l’UdeS.

Étudiants fêtards : le problème réglé dans les bus

Les problèmes dans les autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) les jeudis soirs lors des activités sociales des étudiants sont réglés, estime l’Université de Sherbrooke. L’UdeS a décidé d’instaurer le service de doubleur de façon permanente et d’en assumer les coûts, a confirmé à La Tribune la vice-rectrice à la vie étudiante et secrétaire générale, Jocelyne Faucher.

Tant la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS) que l’institution estiment que le projet-pilote a été un succès. Il restait cependant à s’entendre sur le partage des coûts.

Les étudiants éméchés et le brouhaha dans les autobus de la STS ont souvent fait les manchettes; la problématique dérangeait fortement les conducteurs du transporteur urbain.

« Ça faisait longtemps que l’on disait que ce n’est pas une navette que cela nous prenait (...) On ne pouvait pas espérer mieux », commente Annie Marier, présidente de la FEUS, au sujet du projet-pilote.

Quant au fait que l’UdeS ramasse la facture pour le service de doubleur, Annie Marier note qu’on a imposé aux étudiants de faire les activités sociales le jeudi soir, entraînant du même coup un achalandage supplémentaire.

Aux yeux de Mme Faucher, il est de la responsabilité de l’institution d’avoir « une vie de campus qui fonctionne, dont les activités sociales du jeudi ».

« Le fait d’avoir concentré les activités le jeudi fait qu’il y a un pic d’achalandage. On assume la décision de payer la facture », commente Mme Faucher en soulignant qu’il s’agit d’une « formule gagnante ».

L’UdeS n’a pas divulgué le coût de la facture, faisant valoir « qu’il n’est pas possible d’extraire le coût de la facture en ce qui concerne le doubleur de la STS ».

Le président du Syndicat des chauffeurs de la STS, Jean-Pierre Guay, voit une amélioration.

« Dernièrement, selon les rapports que j’ai eu du superviseur en fonction, ça se déroule un peu mieux qu’avant. « On espère que ça va continuer », lance-t-il en soulignant que « ce n’était pas parfait ». Il a du même coup salué le travail de son superviseur.

La FEUS et la STS avaient mis en place un projet-pilote, l’année dernière, afin de trouver une autre option à celle de la navette spéciale utilisée les jeudis soirs pour les activités sociales des étudiants.

Un doubleur a été instauré au débarcadère principal de l’UdeS, qui sert aux lignes les plus achalandées en direction du centre-ville. Il permet du même coup de désengorger les lignes.

Le superviseur de la STS peut aussi ajuster le service au besoin, en fonction des volumes de clientèle, note M. Guay.

Cette façon de faire a été préférée à la navette spéciale qui reliait l’UdeS et le centre-ville qui avait été mise en place. La FEUS assumait les coûts de la navette, qui s’élevaient à environ 30 000 $ annuellement. La FEUS jugeait que la facture était beaucoup trop élevée.

Rappelons également que depuis l’automne dernier, des changements ont été apportés à la réglementation sur le campus afin d’encadrer les 5 à 8 et les activités prolongées, notamment en empêchant la consommation de boissons à plus de 6 % d’alcool lors de soirées qui durent plus de trois heures.

L’institution avait réagi à la suite d’épisodes de comas éthyliques ou de bagarres.

Entre janvier 2017 et juillet 2017, l’UdeS avait comptabilisé huit départs en ambulance lors de quatre activités pour des intoxications et des bagarres. Elle avait aussi recensé sept bagarres pour la même période.

Un sondage sur la STS

La FEUS a mené un sondage auprès de ses membres sur l’offre de la STS de façon globale. La présidente n’a pas voulu livrer les résultats de ce coup de sonde en affirmant qu’elle s’était entendue avec la direction de l’UdeS à ce sujet.

Le sondage visait à documenter la situation. « On sait qu’il y a des problèmes avec certaines lignes », note-t-elle. Le coup de sonde a notamment permis de voir « qu’il manque d’autobus le matin pour aller à l’université » et que les horaires d’été sont peu adaptés aux horaires universitaires.

Une rencontre a notamment eu lieu entre la FEUS, l’UdeS et la STS afin de discuter de façon plus large de mobilité durable. Environ 1800 personnes ont répondu au sondage.