Étienne Lavoie

Étienne Lavoie veut aller en thérapie

Accusé d’agressions sexuelles, de proxénétisme et de trafic de stupéfiants, le psychologue sherbrookois Étienne Lavoie souhaite aller en thérapie.

L’homme de 47 ans, qui réside à Sainte-Catherine-de-Hatley, a été accusé de proxénétisme, d’agression sexuelle, d’agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d’avoir obtenu des avantages matériels provenant de service sexuel, d’avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d’images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait.

Il restera détenu au moins jusqu’à la semaine prochaine.

Inscrit à l’Ordre des psychologues du Québec, Étienne Lavoie aurait fait au moins trois victimes, des femmes majeures, entre janvier 2018 et février 2019. Il aurait offert les services sexuels des femmes impliquées dans cette affaire à partir d’annonces sur Internet. Les gestes commis se déroulaient vraisemblablement dans un contexte de consommation de crack. Lavoie aurait profité de la vulnérabilité de ses victimes alléguées pour accomplir les gestes criminels.

Devant le tribunal, vendredi, l’avocat de la défense Me Christian Raymond a reporté l’enquête sur remise en liberté de Lavoie même si l’accusé avait insisté la veille pour procéder rapidement.

« Mon client réalise mieux l’ampleur de son dossier. J’ai eu des discussions avec une maison de thérapie à l’extérieur de la région qui peut venir l’évaluer en début de semaine prochaine », a mentionné Me Raymond au tribunal.

Le ministère public s’opposera à cette requête de la défense notamment en raison de la position de Lavoie comme psychologue en lien avec la vulnérabilité de la clientèle qui se trouve en maison de thérapie. Rappelons que Lavoie a déjà occupé des fonctions de directeur clinique de la maison de thérapie ReNasci à East Angus.

L’enquête sur remise en liberté d’Étienne Lavoie se déroulera le 26 février.

« Avec la preuve au dossier et ce qui en découle, c’est une bonne chose de procéder à une remise. Le nombre de chefs et l’ampleur du dossier peuvent se résumer en une heure et demie », signale Me Raymond.

Étienne Lavoie possède des antécédents judiciaires en matière de vol, menaces, entrave au travail des policiers et possession de crack. Il avait été condamné à 26 jours de prison à purger les fins de semaine en février 2018.

Le Service de police de Sherbrooke poursuit son enquête dans le dossier piloté au tribunal par la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf.

D’autres victimes alléguées doivent être rencontrées et de nouvelles accusations pourraient être portées.

Le SPS invite les victimes ou toute personne qui détient de l’information au sujet d’Étienne Lavoie à contacter le service au 819 821-5555.