Éric Landry

Éric Landry plaide coupable: «J'ai toujours peur de le croiser»

«La fin de ce cauchemar nous a plongés dans un autre cauchemar.»
La victime d'Éric Landry vit difficilement les lendemains de cette agression où elle a failli y laisser la vie.
L'individu de 40 ans a reconnu des gestes de tentative de meurtre, séquestration, introduction par effraction et menaces de mort à son endroit au palais de justice de Sherbrooke.
«Cet événement a eu des impacts sur ma vie personnelle, sociale et professionnelle», explique la femme dont le tribunal impose de taire l'identité.
Cette dernière n'a pas encore repris le boulot à temps plein.
«Je fais seulement des demi-journées. Je garde constamment des craintes. Même s'il ne peut s'approcher de chez moi ou de mon lieu de travail, j'ai toujours peur de le croiser», craint la victime de la tentative de meurtre d'Éric Landry.
Cette crainte de sortir de chez elle l'a même poussée à confier son chien à des proches.
«J'avais peur de sortir le chien dehors. Ce n'est pas peu dire parce que c'est mon chien qui m'a sauvé la vie cette nuit-là. En jappant de façon intense et de façon anormale pendant les événements, il a alerté mon garçon. Étant donné qu'il ne jappe jamais pendant la nuit, mon fils est venu voir ce qui se passait. Il m'a entendu suffoquer et il a alors pu intervenir», mentionne la victime.
L'adolescent qui est venu à la rescousse de sa mère est aussi une victime collatérale du drame.
«Il a changé depuis cette nuit-là. Il vit difficilement ces moments. Il ne parle pas beaucoup et semble coupé de ses émotions. Son choc post-traumatique est très intense», considère cette mère de famille.
Une psychologue
Depuis ces événements où elle a été attaquée pendant son sommeil, elle consulte une psychologue.
«Ma psychologue est vraiment très bonne. Elle me permet de continuer ma vie avec mes enfants, mais ce n'est pas facile. Il m'arrive encore souvent de m'effondrer», raconte-t-elle.
Soutenue par sa famille et des proches, elle était présente au tribunal, mardi, pour assister au plaidoyer de culpabilité d'Éric Landry. Elle n'aura pas à témoigner des sordides gestes qu'elle a vécus. Elle désire cependant s'exprimer au tribunal le 31 mars 2017 lors des observations sur la peine.
«Je veux exprimer tous les impacts sur ma vie et celles de mes enfants. Des dommages qui vont toujours rester. C'est certain que j'en veux à Éric Landry surtout pour les impacts que mes enfants subissent à la suite de ces événements», mentionne la dame.