Éric Nolet

Éric Nolet écope quatre ans

Le multirécidiviste en matière de violence Éric Nolet a été condamné à quatre ans de prison pour avoir fait vivre une soirée d’horreur à une ex-conjointe qui lui était venue en aide.

L’homme de 43 ans a reconnu la trame factuelle des crimes commis le 28 avril dernier, jeudi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

Lire aussi: Une kyrielle d’accusations portées contre Nolet

Nolet a commis les actes de violence sur son ex-conjointe en début de soirée dans un logement de la rue de l’Ancêtre dans le secteur Deauville, avant de prendre la fuite. La femme a subi d’importantes blessures. Éric Nolet avait fui les autorités pendant trois jours à la suite de cette violente affaire.

« Les faits sont extrêmement sérieux. Je tiens compte que vous évitez un procès. La victime garde des craintes à votre égard. Vous devez vous sortir de vos problèmes. S’il y a une récidive, vous allez partir pour très longtemps », a averti le juge Vanchestein.

Pour les gestes commis envers sa conjointe, Nolet a reconnu les menaces de mort, voies de fait causant des lésions, séquestration et bris de probation. Il a aussi plaidé coupable aux accusations de fuite des policiers.

« Il y a eu des conséquences très importantes pour madame et sa famille. Elle est encore en arrêt de travail », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Geneviève Crépeau.

Nolet était en couple avec la plaignante. Il a fait de longues périodes de détention. Il y résidait depuis sa sortie de détention en janvier 2018. Il a rapidement fait une rechute dans la drogue.

Même si elle avait mis fin à la relation, la plaignante continuait de l’aider.


« « Vous devez vous sortir de vos problèmes. S’il y a une récidive, vous allez partir pour très longtemps. » »
Le juge Érick Vanchestein

Le soir des événements, Nolet se trouvait chez elle. Il l’a poussée une première fois, puis il l’a menacée.

« Si t’appelles la police, je vais t’en câlisser une. Je vais de tuer » a lancé Nolet.

Lorsqu’elle a réussi à fuir, Nolet l’a tirée par les cheveux dans la résidence. Elle a crié à l’aide et Nolet a utilisé la violence pour qu’elle se taise. Il a pris un couteau de boucher, puis il a donné un coup sur la tête avec le manche.

Nolet ne reconnaît pas cette partie de la preuve avec le couteau de boucher.

La victime a réussi à fuir, alors que Nolet a quitté avec une voiture avant l’arrivée des policiers.

Un avis de recherche avait été lancé pour retrouver Nolet. Il s’est livré au quartier général du Service de police de Sherbrooke de lui-même trois jours plus tard.

« Monsieur s’est rendu aux policiers en ma compagnie. Il a pris cette bonne décision de se présenter. Il a expliqué sa problématique de consommation. Il veut faire une thérapie. Il souhaite rembourser ses dettes envers la victime. Le feu a pris rapidement. Il n’a pas pris des décisions rationnelles », a expliqué l’avocat de la défense Me Benoit Gagnon de l’aide juridique.

Nolet semblait repentant en reconnaissant la trame factuelle des accusations qu’il a reconnues.

Un interdit de contact a été émis avec la plaignante dans le dossier.

Cette dernière n’a pas voulu s’exprimer au tribunal, mais elle a exprimé les conséquences de cet acte criminel dans une déclaration de victime déposée au tribunal.

Il en ressort que la victime reste traumatisée des événements. Elle a eu plusieurs ecchymoses à la suite de ces événements et des cheveux arrachés par Nolet.

Éric Nolet cumule les peines pour des crimes contre la personne depuis de nombreuses années. Il avait écopé 21 mois de prison lors de sa dernière peine pour des événements de violence. En 2012 et 2013, il avait été condamné pour violence conjugale. En 2009, il a été condamné à 36 mois de pénitencier.