Éric Laroche-Laflamme restera détenu pour la durée des procédures judiciaires au terme de son enquête sur remise en liberté qui s’est déroulée au palais de justice de Sherbrooke.

Éric Laroche-Laflamme restera détenu

« Vous représentez un risque pour le public, mais surtout pour la victime et les témoins. »

Éric Laroche-Laflamme, accusé d’avoir attaqué son ex-conjointe avec une arme à impulsion électrique à Sherbrooke, restera détenu pour la durée des procédures judiciaires.

C’est sur la valeur de la preuve et sur ses antécédents judiciaires que la juge Claire Desgens de la Cour du Québec a déterminé, lundi, que l’accusé devait rester en prison.

Étant donné que Laroche-Laflamme est détenu, l’avocat de la défense Me Christian Raymond a demandé la tenue d’une enquête préliminaire rapidement où la citation à procès sera contestée.

Le 4 février dernier, Laroche-Laflamme s’en serait pris à son ex-conjointe en déchargeant à une dizaine de reprises une arme à impulsion électrique.

Éric Laroche-Laflamme s’est présenté sur la rue d’Alençon où il a trouvé son ex-conjointe dans un véhicule avec deux autres femmes. Il a cogné à la vitre du véhicule afin que les femmes ouvrent la portière. Ces dernières se sont embarrées dans l’habitacle. Le suspect a alors défoncé la vitre du véhicule avant de décharger son arme à une dizaine de reprises sur son ex-conjointe.

« Ces trois femmes ne voulaient clairement pas vous voir ou vous parler. Votre version exprime que vous étiez en colère au point de casser la vitre du véhicule avec votre poing. Les versions concordent qu’une arme à impulsion électrique a été utilisée même si elle n’a pas été retrouvée », a mentionné la juge dans sa décision.

La victime dans cette affaire a été transportée à l’hôpital par mesure préventive.

Éric Laroche-Laflamme a été arrêté à son domicile de la rue Kennedy.

Il est accusé de voies de fait avec une arme à impulsion électrique, de possession d’arme prohibée, d’avoir eu en sa possession une arme prohibée dans un véhicule, de menaces de mort, de méfait, de harcèlement criminel et de bris de probation.

« Les infractions de voies de fait armées portées sont sérieuses. Les charges de menaces, de méfait et d’utilisation d’une arme à impulsion électrique ont été commises sur un fond de violence conjugale », signale la juge Desgens qui a soulevé son inquiétude pour la protection de la victime si elle remettait l’accusé en liberté.

La juge a rappelé que la preuve apparaissait fondée même si l’enquête sur remise en liberté tenue la semaine dernière n’est pas le procès.

« Votre comportement comportait des éléments de violence. Il n’était pas anodin. Il comporte une certaine forme de préméditation. Vous êtes allé l’attendre. Les faits sont sérieux », signale la juge Desgens.

Laroche-Laflamme possède des antécédents de menaces dans un contexte conjugal.

Évalué en psychiatrie légale au début des procédures judiciaires, Laroche-Laflamme avait été déclaré apte à y faire face.

C’est Me Isabelle Dorion qui représente le ministère public dans cette affaire.