Angel-Émiro Guapacha est accompagné de son avocat Me Christian Raymond

Encore 25 mois de prison pour Guapacha

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec l’a condamné, mardi, à une peine de deux ans et demi de prison, soit 32 mois. Une fois la détention provisoire retranchée, ce seront 25 mois que Guapacha devra passer derrière les barreaux d’une prison fédérale.

L’accusé a été reconnu coupable en octobre 2019 d’une agression sexuelle causant des lésions à une serveuse dans un bar de Sherbrooke dans la nuit du 18 au 19 janvier 2017.

L’établissement où est survenue l’agression n’est pas révélé pour ne pas identifier la victime dans cette affaire.

Des blessures, rougeurs et égratignures ont été constatées par les policiers au bas du ventre, sur la cuisse droite, sur le genou droit, au bas du dos, aux bras, au sein gauche, au poignet et dans le cou de la victime.

La juge a rappelé que la grave agression sexuelle pour laquelle Guapacha avait été reconnu coupable avait causé d’importantes séquelles tant physiques que psychologiques à la victime.

L’intégralité des vidéos des caméras de surveillance du bar de même que la déclaration faite par l’accusé le 19 janvier 2017 ont été admises lors du procès.

Ces évènements ont bouleversé la vie de la victime.

Pas d’excuses véritables

Dans sa décision, la juge Desgens a relevé que Guapacha avait une reconnaissance mitigée des faits pour lesquels il a été reconnu coupable. Elle a noté que l’accusé ne s’était jamais excusé véritablement pour les gestes pour lesquels il a été condamné.

Entre 23 h et 2 h la nuit des évènements, plusieurs « shooters » ont été commandés, soit 16 de toutes sortes.

Les évènements criminels ont été filmés par les caméras de surveillance de l’établissement. Une vidéo de 12 heures a été présentée lors du procès.

Le concierge de l’établissement a trouvé la serveuse couchée au sol avec Guapacha près d’elle vers 5 h en entrant au travail.

Guapacha avait laissé son numéro de téléphone au concierge de l’établissement pour retrouver son cellulaire après les évènements.

La juge a pris en considération l’intoxication importante de l’accusé lors des gestes.

Angel-Émiro Guapacha a porté le verdict en appel et il avait présenté une défense d’intoxication involontaire. Cette défense n’a pas été retenue.

Le nom d’Angel-Émiro Guapacha sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années.

C’est Me Christian Raymond qui défendait l’accusé, tandis que Me Gabrielle Cloutier représentait le ministère public.