Pris avec d'importants problèmes de consommation de stupéfiants, Cédrick Blanchard s'est servi dans la caisse de son employeur pour payer sa drogue et les dettes qu'il avait accumulées.

Employé au Couche-Tard: il vole 10 213 $ à son employeur

Pris avec d'importants problèmes de consommation de stupéfiants, Cédrick Blanchard s'est servi dans la caisse de son employeur pour payer sa drogue et les dettes qu'il avait accumulées.
L'individu a reconnu, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, un important vol de 10 213 $ commis en environ un mois à l'été 2016.
Après avoir appris les détails et le montant du vol, la juge Claire Desgens de la Cour du Québec a souligné que « ce n'était pas un petit vol ».
L'individu de Sherbrooke, qui avait été embauché au dépanneur Couche-Tard de la rue Saint-Charles à Granby, a pigé dans la caisse et dans la marchandise du commerce entre le 12 juillet et le 23 août 2016.
Il a volé de l'argent comptant du tiroir-caisse, des cartouches de cigarettes et des billets de loterie.
Blanchard s'est aussi servi du comptoir-lunch de son employeur à de multiples reprises pour se nourrir au cours de cette période.
Il a même poussé l'audace à vendre de l'alcool après les heures permises
Tant qu'à enfreindre la loi sur la vente d'alcool, il a poussé encore plus loin l'infraction en mettant l'argent directement dans ses poches.
« L'accusé travaillait seul sur le quart de nuit du commerce. Il avait des problèmes de consommation de drogue et des dettes à cette période », a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Marilène Laviolette.
L'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert a demandé que son client soit évalué par un agent de probation afin que soit confectionné un rapport présentenciel.
« La situation de mon client a changé depuis ces événements. Étant donné son jeune âge, un rapport présentenciel pourrait éclairer le tribunal », a soutenu Me Gilbert.
Les observations sur la peine se dérouleront le 6 octobre prochain.
Affaire de rage au volant : un motocycliste doit rembourser pour le bris d'un rétroviseur
Une altercation entre le conducteur d'un Dodge Caravan et un motocycliste sur le boulevard Bourque en août 2016 s'est terminée par une absolution inconditionnelle pour ce dernier.
L'homme de 50 ans a plaidé coupable aux accusations de méfaits et de voies de fait portées contre lui à la suite de cet épisode de rage au volant.
L'autre conducteur, un individu de 68 ans, se trouve toujours devant les tribunaux.
Il est accusé de son côté de conduite dangereuse d'un véhicule et de voies de fait.
Le véhicule Dodge Caravan circulait sur le boulevard Bourque le 19 août 2016 lorsqu'il aurait coupé la route à deux motocyclistes, dont celui qui a plaidé coupable, mercredi au palais de justice de Sherbrooke.
Les motocyclistes ont dû s'immobiliser pour éviter d'être écrasés. Le motocycliste maintenant âgé de 50 ans s'est placé dans la voie de droite et a donné un coup sur le rétroviseur du Dodge Caravan qu'il a cassé.
Le conducteur du plus gros véhicule aurait avancé sur la roue de la moto.
Une altercation a eu lieu entre les deux hommes et l'accusé lui a asséné un coup de poing.
« Je ne sais pas quel comportement est le plus problématique », a questionné la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.
Le motocycliste se trouve en arrêt de travail depuis les événements. Il a vendu sa moto et fait l'objet d'un suivi psychologique.
L'homme sans antécédent judiciaire a dû rembourser 200 $ pour payer les frais de réparation du rétroviseur.
La juge a accepté qu'il puisse bénéficier d'une absolution inconditionnelle.
« C'est une situation qui a dégénéré et qui a entraîné des comportements inacceptables de part et d'autre. Il faut se rappeler que l'on ne règle pas nos litiges de cette façon, mais je comprends le contexte dans lequel les événements sont survenus », soutient la juge Desgens.
C'est Me Jean Leblanc qui défendait l'accusé, alors que Me Marilène Laviolette représentait le ministère public.