Émmy Moisan a dissimulé son visage à la sortie du tribunal en compagnie de son avocate Me Mélissa Gilbert.

Émmy Moisan reconnaît un braquage de domicile

Émmy Moisan a été la dernière accusée à reconnaitre son implication dans une affaire de braquage de domicile commise en juillet 2018 à Sherbrooke.

La jeune femme a plaidé coupable, mercredi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à une introduction par effraction chez la victime, à un vol qualifié et à un complot pour commettre un vol qualifié. Les événements se sont déroulés dans la nuit du 8 au 9 juillet 2018.

Les complices, Tommy Moreau-L’Espérance, Kevin Belisle, Patrick Hébert-Bazinet et Benjamin Paquette, ont été condamnés à des peines de prison dans cette affaire.

Ces hommes âgés dans la vingtaine et Émmy Moisan se sont rendus dans un logement situé dans le secteur de la rue Johnson dans l’est de Sherbrooke chez une connaissance le 8 juillet dernier.

La victime a ouvert la porte à Kevin Bélisle et à Émmy Moisan, qui se sont présentés chez lui. 

« Plusieurs personnes vont entrer dans son domicile dont certains sont cagoulés », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier.

Les braqueurs se sont alors introduits chez la victime pour le tabasser et le voler.

Les accusés ont volé des appareils électroniques, dont un ordinateur portable, une carte de son, une clé USB et une console de jeux pour une valeur d’environ 1650 $. Les biens volés n’ont pas été récupérés.

« Ma cliente ne participe pas à la violence qui se fait. Elle entre cependant dans la chambre et elle vole l’ordinateur. Ce n’est pas elle qui a pris les autres objets même si elle savait que d’autres choses ont été prises », signale l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert.

Émmy Moisan a été identifiée comme l’une de celles qui ont volé les objets dans le logement de la rue Johnson.

« Ma cliente reconnaît avoir été présente sur les lieux de l’agression. Ma cliente prétend que Benjamin Paquette a eu l’idée et qu’il était cagoulé », explique l’avocate de la défense.

C’est lors d’un feu de camp où les accusés se sont « crinqués » contre la victime que cette affaire a commencé. Il régnait une certaine animosité entre plusieurs des accusés et la victime depuis plusieurs semaines.

Un rapport présentenciel complet sera confectionné pour informer le tribunal de la situation d’Émmy Moisan.

Les observations sur la peine se dérouleront le 24 janvier 2020.