Une prise d’otage entre détenus s’est déroulée, mardi, au Centre de détention de Sherbrooke.
Une prise d’otage entre détenus s’est déroulée, mardi, au Centre de détention de Sherbrooke.

Émeute suivie d’une prise d’otage à la prison Talbot

Une émeute suivie d’une prise d’otage entre détenus s’est déroulée, mardi, au Centre de détention de Sherbrooke.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP), qui gère le centre de détention de Sherbrooke, confirme l’événement impliquant une quinzaine de personnes incarcérées. Une prise d’otage a suivi le soulèvement alors que six détenus se sont retrouvés dans une cellule à la suite de l’intervention de l’équipe correctionnelle d’intervention d’urgence.

Les détenus s’étaient barricadés dans une cellule avec des matelas et menaçaient de s’en prendre à l’un d’entre eux.

L’altercation entre détenus a commencé vers midi dans un secteur de protection de la prison de la rue Talbot.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec signale que personne n’a été blessé ni du côté des personnes incarcérées ni du côté du personnel. Des bris ont été occasionnés par les émeutiers au début des événements, mais il est trop tôt pour les détailler.

Le MSP indique que comme il est prévu dans une telle situation, les policiers de la Sûreté du Québec pris la relève des services correctionnels pour mener la négociation. La situation est rentrée dans l’ordre vers 16 h 30.

« Il n’y a eu aucun blessé. Tout est rentré dans l’ordre en fin d’après-midi. Nous allons faire une enquête et des accusations seront portées à la suite de cette altercation entre détenus s’il y a lieu », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.

C’est un mécontentement des détenus à la suite d’un ordre de retourner à leur cellule en raison d’un bris de tuyauterie qui est à l’origine de ce soulèvement.

« Il n’y a eu aucun blessé. Tout est rentré dans l’ordre en fin d’après-midi. Nous allons faire une enquête et des accusations seront portées à la suite de cette altercation entre détenus s’il y a lieu », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.

« Certains détenus refusaient de retourner dans leur cellule pour permettre des travaux de réparation de tuyauterie dans les douches. C’est la procédure normale pour permettre à des travailleurs d’accéder de façon sécuritaire à un secteur pour procéder aux réparations. Ils ne voulaient pas coopérer à l’ordre donné par les agents », explique le président du syndicat des agents de la paix en service correctionnel, Mathieu Lavoie.

Devant ce refus d’obtempérer, les agents des services correctionnels ont sorti le poivre de Cayenne pour forcer les détenus à retourner à leur cellule.

« Certains détenus se sont barricadés dans une cellule lors de l’opération de l’équipe d’intervention d’urgence. Cette équipe spécialisée dispose de certains outils pour intervenir dans de telles situations. Ils interviennent lors de soulèvements majeurs ou de prises d’otages. Ces équipes interviennent en moyenne toutes les semaines dans au moins un établissement au Québec », mentionne M. Lavoie.

En plus de la SQ, le Service de police de Sherbrooke avait aussi été déployé à l’établissement carcéral sherbrookois.

« Nous notons beaucoup de tension dans les établissements carcéraux en cette période de COVID-19. La vague de chaleur est un autre facteur qui augmente les tensions. Nous le remarquons chaque été dans les établissements », mentionne le président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels. 

Le MSP indique que le comportement des personnes incarcérées ne semble aucunement lié aux mesures mises en place en établissement de détention pour faire face à la pandémie de la COVID-19.