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Les policiers de Sherbrooke ont émis 35 constats d’infraction pour non-respect du couvre-feu au cours de la fin de semaine.
Les policiers de Sherbrooke ont émis 35 constats d’infraction pour non-respect du couvre-feu au cours de la fin de semaine.

Elle promène son conjoint en laisse pendant le couvre-feu

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Sherbrooke — Promener son conjoint en laisse, même si on veut le faire passer pour son chien, n’est pas une excuse valable pour ne pas se soumettre au couvre-feu imposé par le gouvernement du Québec.

C’est avec cette excuse farfelue qu’une femme de Sherbrooke a tenté de justifier son entorse à la mesure de couvre-feu qui est entrée en vigueur, samedi soir au Québec. 

La femme promenait son conjoint en laisse sur la rue King Est à Sherbrooke. Elle a affirmé aux policiers qu’elle promenait son chien, mais n’a pu profiter du pouvoir discrétionnaire pour les exceptions prévues.

« Le couple n’a aucunement collaboré avec les policiers. Des constats d’infraction au règlement municipal leur ont été remis. La dame a affirmé qu’elle ne payerait pas le constat et même qu’elle les accumulerait. Le montant des constats pour des récidives peut aller jusqu’à 6000 $ », mentionne Isabelle Gendron du SPS.

Ce couple fait partie des 35 personnes qui se sont fait remettre un constat d’infraction de 1000 $ au cours de la fin de semaine à Sherbrooke.

Lors de la soirée d’entrée en vigueur du couvre-feu, un individu a rapidement avoué sa faute après avoir été interpellé par les policiers sur la rue Émery-Fontaine à Sherbrooke vers 22 h : « On a juste été caves. On voulait voir ce que ça faisait de sortir lors du couvre-feu. »

Cet individu ne fait évidemment pas partie des exceptions où la tolérance des policiers peut s’appliquer.

Ce père et son fils ont été interceptés en dehors des heures où il est permis de se trouver sur la voie publique en vertu du couvre-feu imposé par le gouvernement du Québec.

En plus de ne pas respecter cette nouvelle mesure de la Loi sur la santé publique, l’automobiliste conduisait son véhicule avec un taux d’alcoolémie dépassant trois fois la limite d’alcool permise par la loi.

« En plus de se voir remettre le constat lié au couvre-feu, il devra faire face à une accusation criminelle de conduite avec les capacités affaiblies. Son véhicule a été saisi pour 30 jours et son permis de conduire est suspendu pour 90 jours », explique la porte-parole du SPS, Isabelle Gendron.

Dimanche soir vers 20 h 30, le SPS a reçu une plainte concernant un individu qui publiait sur Facebook live sa promenade dans les rues de Sherbrooke.

« Nous l’avons interpellé près du Ultramar sur la rue King Est. Nous lui avons remis un constat d’infraction parce que son excuse n’était pas valable », mentionne Isabelle Gendron.

Dans la nuit de dimanche à lundi, 16 constats d’infractions ont été donnés concernant le couvre-feu. Le SPS a aussi remis quatre constats reliés aux autres mesures de la COVID-19. Plus de 180 véhicules ont été interceptés et 58 personnes interpellées.

« Nous avions plus d’effectifs dans les rues cette fin de semaine. Outre les constats pour le couvre-feu, nous sommes intervenus pour un rassemblement contre le port du masque », indique la porte-parole du SPS. 

Dans la soirée de samedi à dimanche, le SPS a émis 19 billets pour le non-respect du couvre-feu. Plus de 128 véhicules ont été interceptés.

Manifestation

Rappelons qu’une manifestation contre l’imposition de ce couvre-feu a eu lieu samedi soir à Sherbrooke. Une quarantaine de personnes ont été interpellées. Il y a eu une arrestation pour entrave au travail des policiers. 

Dans le secteur de Magog, sept constats pour le non-respect du couvre-feu ont été émis par les policiers de la Régie de police de Memphrémagog sur les 180 personnes interpellées.

Sur la centaine de vérifications faites samedi soir, deux automobilistes revenaient de la manifestation de Sherbrooke où ils s’étaient faits remettre des constats d’infraction.

« Les policiers ont utilisé leur pouvoir discrétionnaire et ils n’ont pas remis de constat pour la même infraction le même soir », explique le porte-parole de la Régie de police de Memphrémagog, Mickaël Laroche.