Clodèle Fortin

Elle évite la prison de justesse

Une jeune femme qui a de la difficulté à gérer ses émotions a obtenu une dernière chance de la part du tribunal et évite la prison.

Clodèle Fortin a plaidé coupable, jeudi, aux accusations des voies de fait simple causant des lésions ainsi qu’à un bris de probation devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

La jeune femme qui n’est pas à ses premiers démêlée avec la justice a encore dépassé les bornes, le 16 septembre 2017 à Ascot Corner lors d’une soirée entre amis.

L’accusée et la victime ne se connaissaient pas et avaient été invitées à la même soirée.

« On ne comprend pas pourquoi la situation a dégénéré », a expliqué le procureur aux poursuites criminelles, Me François Houle.

Elle a d’abord asséné un premier coup au visage de la victime. Cette dernière est allée constater ses blessures avant de revenir au milieu des autres convives.

Plus tard dans la soirée, Clodèle Fortin a frappé à nouveau la victime au visage qui a constaté des blessures au front.

Me Houle a expliqué au tribunal que la victime ne souhaitait pas être présente au tribunal, mais garde encore des séquelles de cette agression.

« Elle ne se sent pas capable de vivre seule. Elle a encore des marques au visage et des cheveux ont été arrachés jusqu’à la racine », a indiqué Me Houle.

Clodèle Fortin possède des antécédents judiciaires en matière de violence. La suggestion commune a été imposée comme palliatif à l’emprisonnement.

« Ma cliente reconnait ses problèmes d’impulsivité. Elle a entrepris des démarches avec le Seuil de l’Estrie. Elle fait des démarches depuis janvier. Elle est au courant que ça aurait pu valoir de la détention et que c’est sa dernière chance. Il est probable que si elle récidive, elle devra faire face l’emprisonnement » explique Me Stéphanie Marcoux.

Une probation de deux ans avec suivi lui a été imposée avec un interdit de contact avec la victime et un suivi en matière de gestion de la colère. Clodèle Fortin ne pourra se présenter à moins de 50 mètres de la résidence de la victime.

Elle devra effectuer 240 heures de travaux communautaires. Un dédommagement de 300 $ a été offert à la victime.

« Il y a quelque chose qui doit être réglé dans la gestion de choses qui ne vous conviennent pas », a indiqué le juge Dunnigan en imposant la peine.

15 mois de prison pour Éric Hayes

Un individu qui a causé du grabuge dans les bars de Sherbrooke en s’en prenant à deux individus en trois mois poursuivra sa détention.

Éric Hayes a été condamné, jeudi, à 15 mois de prison par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

La détention provisoire de 97 jours a été retranchée à la peine à la suite de la suggestion commune proposée par l’avocat de la défense Me Alexandre Tardif et le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle.

Une probation de deux ans a été imposée à Hayes avec une interdiction de consommer de l’alcool et de se présenter dans les bars.

Il a reconnu des gestes commis le 26 octobre, soit des voies de fait causant des lésions corporelles.

Hayes et deux autres individus se sont présentés au bar Amnésia de la rue Wellington Sud.

Pour une raison indéterminée, ils ont une dispute avec un autre individu qui a été filmée sur vidéo. Plusieurs coups ont été portés à la victime qui a subi notamment une lacération à la rate.

« La victime a subi des dommages importants. Il a dû s’absenter du travail pendant un mois. Il n’est pas capable de reprendre son rythme de vie », a expliqué Me Houle.

Le 9 janvier, Éric Hayes a récidivé en matière de violence gratuite. Il a reconnu un événement de voies de fait causant des lésions, menaces de mort, de conduite avec les facultés affaiblies et d’entrave au travail des policiers. Il est détenu depuis ces événements.

Au bar le King Hall de la rue King Ouest, il s’en est pris de façon gratuite dans la salle de bain à un autre individu en lui donnant des coups au visage.

En état d’ébriété, il a pris la fuite en véhicule avant de s’enliser dans la neige. Il a résisté au travail des policiers lors de son arrestation.

« Hayes instaure un climat de terreur auprès des gens à qui il s’en prend. Il est difficile d’obtenir la collaboration des victimes », a mentionné Me François Houle.

Fraudeuse recherchée à Sherbrooke

Le Service de police de Sherbrooke a diffusé, jeudi, la description d’une femme d’une quarantaine d’années qui aurait effectué plusieurs fraudes en septembre 2017.

Le montant total des fraudes et vols effectués dépasse les 11 000 $. La femme aux longs cheveux châtains a obtenu une carte de débit en empruntant l’identité d’une cliente de la BMO de la rue King Ouest.

Dans les journées entourant le 28 septembre 2017, la quadragénaire a effectué plusieurs achats et retraits frauduleux.

Un autre individu aurait aussi participé à ces activités frauduleuses. Il aurait fait des achats dans le secteur de Montréal.

Toutes informations concernant ces fraudes peuvent être communiquées à la division des enquêtes du SPS au 819 564-5544 ou à Échec au crime au 1 800 711-1800.

La SQ arrête deux hommes et une femme

L’Équipe d’enquête et de coordination sur le crime organisé (EECCO) de Drummondville, en collaboration avec les policiers de la MRC de Drummond, a d’abord arrêté deux suspects.

L’opération visait deux unités d’habitation d’un triplex situé sur la rue St-Albert, où des comprimés de méthamphétamine ont été saisis.

Les deux hommes de 38 et 58 ans ont été mis en état d’arrestation et doivent faire face à différentes accusations en matière de trafic de stupéfiants, souligne Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ.

Cette opération a mobilisé une vingtaine de policiers de l’EECCO Drummondville et du poste de la MRC de Drummond.

Par la suite, la SQ a procédé à l’arrestation d’une Drummondvilloise suspectée être impliquée dans le trafic de stupéfiants. Les policiers ont effectué une perquisition à la résidence de la femme de 59 ans située sur la rue Grande-Allée.

Ils ont entre autres procédé à la saisie de cocaïne, ajoute Mme Guindon. - Claude Plante