Élizabeth Savoie a été remise en liberté dans une maison de désintoxication après le dépôt d’une accusation de tentative de meurtre déposée contre elle en novembre 2017.

Élizabeth Savoie reconnaît des voies de fait sur des policiers

Confiée à une maison de thérapie à la suite d’accusations portées contre elle pour avoir vraisemblablement attenté à la vie de son ancien colocataire, Élizabeth Savoie a plaidé coupable à des accusations antérieures de voies de fait contre des policiers.

La femme de 29 ans s’est présentée devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, lundi, pour régler ce dossier pour des gestes qu’elle a commis en juin 2017 à Montréal.

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Élisabeth Savoie en maison de thérapie

Ces accusations de la Cour municipale de Montréal ont été transférées à Sherbrooke afin de regrouper les dossiers.

Élizabeth Savoie était à son domicile de la rue Gilford lorsque les patrouilleurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s’y sont présentés. Les policiers qui s’attendaient à ce qu’elle soit à l’hôpital lui ont demandé de les suivre. C’est à ce moment que la situation a dégénéré.

En état d’ébriété avancé, elle a commis des voies de fait sur les deux policiers et a tenté d’en mordre un.

Elle a reconnu les gestes lundi, au tribunal, de même qu’un bris de probation.

« Elle reconnaît les gestes même si elle a peu de souvenirs des événements », a mentionné son avocat Me Patrick Fréchette.

Les observations sur la peine ont été reportées au 19 février en même temps que son dossier principal.

Élisabeth Savoie se trouvait dans un état d’intoxication très avancé lorsqu’elle aurait frappé son colocataire au cou sur la rue Eymard à Sherbrooke en novembre 2017.

La femme de 29 ans a été confiée à un centre de désintoxication pour suivre une thérapie reliée à son important problème d’alcool en décembre 2017.

À la suite d’une évaluation psychiatrique relativement à sa responsabilité criminelle lors des gestes, un psychiatre judiciaire du CHUS a déterminé que l’article 16 du Code criminel ne pouvait pas s’appliquer.

À l’arrivée des policiers, une femme était couverte de sang et un homme se tenait le cou à deux mains en affirmant qu’une femme venait de le poignarder.

Importation d’une arme à feu prohibée au Canada : Un autre accusé conteste la peine minimale

Accusé d’importation illégale d’une arme à feu prohibée au Canada, l’Américain John Paulino entend contester la peine minimale de trois ans qui est associée à l’accusation portée contre lui.

L’individu originaire de l’Arizona voulait passer par le Canada pour retourner chez lui le 12 juillet 2017.

C’est lors de la fouille secondaire qu’un agent de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a découvert une arme prohibée dans son véhicule. Une accusation d’importation illégale d’une arme à feu prohibée au Canada a été portée contre lui.

Détenu pendant quelques jours, il a été libéré sous conditions après avoir déposé 25 000 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, lundi, son avocat Me Patrick Fréchette a renoncé à la tenue d’une enquête préliminaire. Il a ensuite demandé que le dossier soit remis au 5 février en Cour supérieure afin de fixer un procès devant juge et jury.

Avant la tenue du procès, Me Fréchette entend plaider une requête sur l’inconstitutionnalité de la peine minimale de trois ans qui s’applique pour l’accusation qui pèse contre Paulino en vertu de l’article 103 concernant l’importation illégale d’armes à feu.

Me Fréchette se joindra ainsi au débat constitutionnel que souhaite tenir un autre Américain arrêté au Canada pour une infraction semblable.

Ancien chef de police américain de l’État du Missouri, Thomas Jeffrey Byrne contestera aussi cette peine minimale de trois ans de prison qui pèse contre lui.

Ses avocats Me Thomas Walsh et Me Charles Shearson ont déposé la requête en contestation constitutionnelle pour tenter d’invalider la peine minimale prévue au Code criminel.

Byrne transportait dans sa roulotte une arme Smith & Wesson de calibre 9 mm chargée lorsqu’il a été interpellé par des agents de l’ASFC à Stanstead en juin 2016.

Incarcéré pendant quelques jours, Thomas Jeffrey Byrne avait aussi été remis en liberté après avoir déposé 10 000 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke.