L'avion a été lourdement endommagé au moment de l'impact jugé violent par des témoins.
L'avion a été lourdement endommagé au moment de l'impact jugé violent par des témoins.

Écrasement d'avion à Saint-Fulgence au Saguenay: l'identité de la victime dévoilée 

Un homme de 72 ans est mort à la suite de l’écrasement d’un avion, dimanche avant-midi, à Saint-Fulgence. L'identité de la victime a été dévoilée par la Sûreté du Québec lundi matin. Il s'agit de Jacques Gobeil, de Chicoutimi.  

Des enquêteurs des crimes majeurs et techniciens en identité judiciaire de la Sûreté du Québec (SQ) ont été dépêchés sur place, et le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada a également envoyé un enquêteur.

Le petit avion de construction amateur de type Pelican s’est écrasé aux alentours de 11h30 dimanche matin. Le pilote avait décollé plus tôt de l’aéroport de Saint-Honoré.

Dimanche soir, les autorités n’étaient toujours pas en mesure d’expliquer les raisons de l’écrasement. Selon plusieurs témoins, le petit avion semblait en difficulté quelques minutes avant qu’il ne s’écrase. Une personne a été découverte à bord de l’appareil et elle ne démontrait aucun signes vitaux. La victime était seule à l’intérieur de l’appareil et elle est morte sur le coup, a confirmé Anick Lamirande du service des communications de la SQ, vers 17h dimanche.

«On a entendu un avion qui faisait de drôle de bruit dans le ciel. Le moteur faisait du bruit intermittent. Quand j’ai réussi à l’apercevoir, j’ai remarqué qu'il faisait des 360 sur lui-même. Je pensais que c’était quelqu’un qui faisait des acrobaties. L’avion continuait de tourner, mais il descendait aussi. Il doit en avoir fait une quinzaine avant de s’écraser. On a immédiatement appelé les urgences et on a été en mesure de les diriger au bon endroit. Ils sont arrivés quelques minutes plus tard», a raconté Nicolas Loiselle qui a assisté à la scène de son domicile à Saint-Honoré.

Même si elle n’a pas assisté à l’écrasement, une autre dame a confirmé que l’avion faisait des bruits étranges. «On a entendu un avion faire de drôle de bruits. On ne l’a pas vu, mais je me suis dit que ce n’était pas normal. Deux heures plus tard, j’ai entendu à la radio qu’un avion s’était écrasé», a commenté une citoyenne du secteur rencontrée sur place.

M. Loiselle a eu la frousse que l’avion ne s’écrase sur sa maison. «À un moment donné, il était rendu au-dessus de ma maison et il continuait de descendre. Je commençais à craindre que l’avion s’écrase sur nous. Pendant un moment, je me suis demandé ce que je faisais. Finalement, il a fait un autre tour sur lui-même avant de tomber de l’autre côté de la rivière, sur le terrain juste en face de nous. L’impact était très violent et pour nous, c’était presque sûr que le pilote à l’intérieur n’allait pas s’en sortir. Je n’ai pas pu traverser la rivière, mais c’était vraiment un dilemme. Est-ce que j’y vais ou je n’y vais pas», a poursuivi Nicolas Loiselle qui a finalement décidé de rester en place afin de bien diriger les secours qui sont arrivés beaucoup plus rapidement que ce qu’il aurait pu.

Enquête en cours

La Sûreté du Québec a transféré le dossier au BST. L’enquêteuse du BST de Dorval, Kristina Schoos, a confirmé que l’engin était muni d’une radio balise d’urgence, mais ne savait toujours pas si elle avait été déclenchée. «On est encore à l’étape d’analyser la scène de l’écrasement. On regarde tout ce qui est mécanique. Par la suite, on va retirer l’appareil de la forêt pour faire une analyse plus approfondie avec les documents de l’appareil et des entrevues avec les témoins. La seule chose qu’on peut confirmer, c’est que le facteur météo n’a pas eu d’impact», a expliqué Mme Schoos.

Voici l'endroit approximatif (point rouge) où se serait produit l'écrasement.