La traverse pour piétons de la rue Bowen est la source d'inquiétudes de la part d'une mère d’une élève de l’école Marie-Reine.

Écoliers en danger sur Bowen

La traverse pour piétons de la rue Bowen est la source de vives inquiétudes de la part d’une mère d’une élève de 1re année de l’école Marie-Reine dans l’est de Sherbrooke.

Chaque matin, Marie-France Bolduc craint que sa fille soit happée par un automobiliste lorsqu’elle traverse la rue Bowen à l’intersection de la rue Marie-Reine menant à son école primaire.

Dans une vidéo qu’elle a partagée sur les médias sociaux et qui a été reprise par les médias traditionnels en région, Mme Bolduc démontre que la priorité pour les piétons n’est pas respectée par les automobilistes dans ce secteur où la limite est fixée à 50 km/h.

« Je ne peux pas aller porter ma fille à l’école parce que je possède un service de garde à la maison et que je travaille. Cette année, c’est ma fille de six ans qui doit traverser cette rue achalandée chaque matin. L’an prochain, sa petite sœur, qui va commencer l’école à quatre ans devra aussi faire la même chose. Je suis très inquiète », signale Marie-France Bolduc.

Elle affirme avoir soumis des demandes à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) pour bénéficier du transport élargi.

« Je suis prête à payer 300 $ par année pour la sécurité de ma fille, mais la demande a été refusée », explique cette mère inquiète.

À la CSRS, on justifie ce refus par le fait que la résidence de Mme Bélanger se trouve trop près de l’école soit en deçà d’un kilomètre de l’établissement.

La CSRS pourrait cependant soumettre ce cas au comité sur la sécurité aux abords des écoles et dans les corridors scolaires. Un nouvel aménagement, soit des lumières clignotantes pourrait être ajoutées au panneau de traverse pour piétons.

Marie-France Bolduc

« Les analyses pour l’ajout d’un brigadier scolaire ou d’un panneau d’arrêt ont été faites. »
Danielle Berthold

Situation réévaluée

La présidente du comité de sécurité publique à la Ville de Sherbrooke Danielle Berthold assure que la situation soulevée par la mère de famille de l’est de Sherbrooke sera évaluée à nouveau pour savoir si des aménagements particuliers peuvent être réalisés à cet endroit.

« Les analyses pour l’ajout d’un brigadier scolaire ou d’un panneau d’arrêt ont été faites. La situation ne le justifiait pas. Tout est conforme. Cependant, nous allons nous pencher à nouveau sur la situation parce que la sécurité des enfants est primordiale », assure la conseillère municipale.

En attendant l’analyse de la situation, Marie-France Bolduc demeure inquiète chaque matin.

« Je fais des démarches depuis deux ans pour que la situation s’améliore. Que l’on ajoute un arrêt obligatoire, un brigadier ou que l’on donne accès au transport élargi à mes enfants et je vais arrêter de me plaindre. Et je vais surtout être en paix lorsque mes enfants vont partir à l’école », indique Mme Bolduc.

Le Service de police de Sherbrooke assure se pencher sur les problèmes de sécurité des piétons lorsqu’une situation est soumise.

« Un policier est spécifiquement affecté aux plaintes en ce sens. Nous avons plus de 1200 kilomètres de routes à couvrir et 155 passages pour piétons, alors nous invitions les gens à nous signaler les problèmes. Lorsque nous sommes au fait d’une situation problématique, nous prenons des actions rapides », assure le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Dans le cadre de l’opération Bon pied, bon œil, concernant la sécurité des piétons, le SPS a remis 835 constats d’infraction lors de 264 interventions en 2016.