Blessing Dugbeh

Dugbeh attend sa peine avant de fixer son autre dossier

En attente de la peine pour son implication dans un viol collectif qui doit lui être imposée cette semaine, Blessing Dugbeh ne peut pas se prononcer sur les accusations d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger de trois victimes mineures alléguées entre mai 2016 et septembre 2017.

L’individu de 21 ans était de retour, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Je suis encore en attente d’expertises qui sont primordiales dans le dossier. Je suis en communication avec l’expert. Je garde aussi la possibilité de demander une enquête sur remise en liberté en fonction de la décision du tribunal », a expliqué son avocat Me Guy Plourde.

Le dossier a été reporté au 8 avril prochain. Blessing Dugbeh déterminera alors si un procès devra se tenir relativement à ces accusations.

En décembre 2019, Blessing Dugbeh avait renoncé à son enquête préliminaire.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans pour un viol collectif, qui s’est déroulé en mars 2019, avait révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

Ces accusations, concernant trois adolescentes de moins de 16 ans, comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

Dugbeh connaîtra son sort cette semaine à la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans.

La poursuite demande une peine de six ans de prison à laquelle il faut retrancher la détention provisoire de 28 mois, alors que la défense estime que ce temps déjà purgé est suffisant comme sentence.

Blessing Dugbeh pourrait demander une enquête sur remise en liberté si le tribunal détermine que sa peine a été purgée pour son premier dossier et qu’il est libéré de prison.

C’est Me Marilène Laviolette qui représente le ministère public dans les dossiers impliquant Blessing Dugbeh.