Deux enfants et leur père ont été trouvés morts dans une résidence unifamiliale, mardi soir. La police privilégie la thèse du double meurtre suivi d’un suicide.

Drame familial à Montréal: des résidants rendent hommage aux jeunes victimes

Des résidants sous le choc se succédaient devant une maison de l’est de Montréal, mercredi, pour rendre hommage aux deux jeunes victimes de ce qui a toutes les apparences d’un drame familial.

Deux enfants et leur père ont été trouvés morts dans une résidence unifamiliale, mardi soir. La police croit que les enfants ont été tués par leur père, qui se serait ensuite suicidé.

Le Bureau du coroner a confirmé l’identité du père, Jonathan Pomares, âgé de 40 ans, mais ne dévoilera pas l’identité des victimes mineures.

L’agent Manuel Couture, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a confirmé mercredi matin que l’homme était le père des deux enfants, un garçon de 7 ans et une fillette de 5 ans. Leur décès a été constaté sur place par les ambulanciers. La police a indiqué qu’il y avait des signes de violence sur le corps des deux enfants.

Des policiers du SPVM ont fait la macabre découverte peu après 21h dans la maison située sur la rue Curatteau, à l’intersection de l’avenue Pierre-De Coubertin, dans le quartier Tétreaultville. Les policiers sont arrivés sur place après un appel reçu à la centrale d’urgence 9-1-1. Une femme disait avoir découvert trois personnes apparemment mortes en entrant dans la maison située dans un quartier résidentiel, tout près de l’autoroute 25 et du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Les enquêteurs ont interrogé les voisins et ont terminé leur travail sur les lieux vers 9h mercredi. La police privilégie la thèse du double meurtre suivi d’un suicide. «Ils essaient toujours de comprendre comment cela s’est passé, pourquoi», a déclaré l’agent Couture.

Une fois le périmètre policier levé, bon nombre de résidants sont allés rendre hommage aux deux jeunes victimes.

Une citrouille sculptée se trouvait sur le porche de la maison en brique rouge, et les marches se sont rapidement remplies d’animaux en peluche et de fleurs laissés par les passants. «Bon voyage, les petits anges», pouvait-on lire sur une note laissée sur place.

Une femme, qui a dit habiter à proximité, a affirmé que les gestes de sympathie avaient pour but de rappeler à la mère des enfants qu’elle n’était pas seule dans cette période difficile.

Un drame incompréhensible

Une autre femme, après avoir soigneusement placé un ours en peluche, a déclaré qu’elle ne comprenait pas comment un événement si tragique avait pu arriver.

La femme, qui n’a pas voulu donner son nom, a jugé «incroyable» qu’un tel drame puisse se produire «avec toutes les ressources dont nous disposons aujourd’hui».

Les enquêteurs ont dû retracer des membres de la famille à l’étranger pour les informer des décès. Des voisins et des connaissances ont indiqué que la famille était originaire de la France et un voisin a affirmé qu’ils vivaient dans cette maison depuis moins de deux ans.

Selon Chantal Lachappelle, le père travaillait comme cuisinier dans différentes écoles de la région. Elle a dit l’avoir trouvé sympathique et «bon vivant» en le côtoyant pendant près d’un mois l’an dernier dans le cadre d’une formation.

Denis Gagnon, dont la fille Chrystelle a été assassinée il y a près de 20 ans à Laval, a tenu à se rendre sur place pour exprimer sa solidarité avec la mère des enfants. Il a dit comprendre l’épreuve que traverse la mère face à un événement aussi insensé.