Alexandre Bernier a été condamné à 12 mois de prison pour la possession de pornographie juvénile.

Douze mois de prison pour un amateur de pornographie juvénile

L’inévitable peine de détention à laquelle il s’exposait a été imposée, jeudi, à Alexandre Bernier.

Amateur de pornographie juvénile, Bernier avait avoué aux autorités aimer regarder ce type de fichier.

Il a été condamné à une peine de 12 mois de prison par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Il a reconnu la possession de 298 fichiers de pornographie juvénile en mars 2016.

Ces fichiers ont été trouvés sur le téléphone qu’il avait laissé sur un comptoir de dépanneur.

C’est un commis de dépanneur qui a découvert la pornographie juvénile dans le téléphone cellulaire.

Bernier a fait des aveux dans cette affaire.

La peine d’incarcération que doit recevoir Bernier avait été retardée pour lui permettre d’entreprendre une thérapie visant à traiter cette problématique. Après sa participation à ce projet-pilote, Bernier n’a pu éviter la détention ferme.

Ce projet-pilote mis en place en collaboration avec l’organisme CIVAS-Estrie, était un programme thérapeutique de 35 semaines ciblant les consommateurs de pornographie juvénile.

« Les raisons qui expliquent l’écoulement du temps, c’est la démarche du CIVAS qui n’a pas abouti. Il avait participé à un projet pilote, mais il a quitté le programme », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre.

Lorsque les images de pornographie juvénile ont été retrouvées en sa possession en mars 2016, Bernier faisait déjà face à des accusations semblables devant le tribunal à Saint-Hyacinthe.

L’individu de 44 ans avait été condamné à une peine de détention dans ce dossier de 2015.

« Pour moi la pornographie juvénile fait partie des crimes de violence intrinsèque », explique Me Saint-Pierre.

« Depuis les événements, il a été incarcéré pour les dossiers de Saint-Hyacinthe. Il aurait eu une peine globale si l’analyse avait été faite plus rapidement. Il a fait un suivi probatoire et les démarches. Il était volontaire à s’engager dans ce projet novateur. Il s’est investi dans ce programme du début 2018. Ce sont des problèmes de santé et des problèmes personnels qui ont fait en sorte qu’il a mis fin à sa participation. L’expérience a tout de même été positive », a souligné l’avocate de la défense Me Jessyca Duval.

Une probation de trois ans a été imposée. Bernier devra se soumettre à toute thérapie jugée nécessaire notamment en lien avec sa délinquance sexuelle. Son nom sera soumis à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.

Il ne pourra se trouver dans des zones publiques où peuvent se trouver des personnes de moins de 16 ans ou occuper des fonctions le plaçant en relation pour une période de 15 ans.

Il ne pourra non plus posséder de profil sur les réseaux sociaux.

Mathias Corriveau-Dubois

Deux dossiers de leurre avancent

Deux dossiers de leurre informatique pourraient avancer devant les tribunaux au cours des prochains mois.

Une trame factuelle a été déposée dans le dossier Mathias Corriveau-Dubois.

L’individu de 22 ans de Sherbrooke est accusé de multiples gestes en lien avec le leurre informatique d’une adolescente et la pornographie juvénile.

Il a été accusé de leurre informatique entre mars 2016 et mai 2017 relativement à des gestes qui auraient été perpétrés avec une adolescente de 16 ans du Wisconsin.

Corriveau-Dubois est aussi accusé de possession et d’accession à la pornographie juvénile, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à cette adolescente et d’incitation à des contacts sexuels.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a annoncé au tribunal, jeudi, qu’elle allait rencontrer Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique pour discuter du dossier au cours des prochaines semaines.

Le dossier a été reporté au 2 août prochain.

Le Service de police de Sherbrooke avait procédé à une perquisition au domicile de l’accusée et y a saisi du matériel informatique.

Un autre dossier de leurre informatique commis entre décembre 2016 et janvier 2017 sur une adolescente de Sherbrooke pourrait aussi connaître son dénouement au cours des prochaines semaines. C’est cependant à Rimouski que Jean-Philippe Lepage pourrait régler ses comptes avec la justice. « L’objectif demeure de transférer le dossier à Rimouski. J’exige cependant une entente sur l’admission des faits avant que le dossier soit transféré », a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.