Éric Letarte

Dossier «kayak»: douze mois de prison pour Éric Letarte

Près d'une année après avoir été reconnu coupable pour son implication dans le dossier « kayak », Éric Letarte a été condamné à une peine de prison.
La juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec l'a condamné à passer les 12 prochains mois derrière les barreaux.
En novembre 2016, Éric Letarte a été reconnu coupable de production de plus de 500 plants de cannabis entre janvier 2009 et juin 2013.
La juge avait déterminé qu'il était un homme de confiance de Guy Boucher, qui a été condamné dans cette affaire, en tant qu'électricien qui avait monté un système électrique élaboré dans une plantation de cannabis à Weedon.
Ce rôle essentiel d'électricien dans la serre de production sophistiqué et qui de surcroît permettait le vol d'électricité, a été retenu comme facteur aggravant par la juge Beauchesne.
« Le Tribunal considère que l'usage de ses connaissances en électricité pour permettre à des individus criminalisés de produire des stupéfiants en toute sécurité est un facteur déterminant », estime la juge Beauchesne.
Elle a retenu comme facteurs aggravants la quantité de plants de cannabis qui ont été découverts dans la serre de production de Weedon.
Elle a déterminé que Letarte avait participé à cette organisation pour l'appât du gain et qu'il savait que Guy Boucher était relié au « monde interlope ».
Ses antécédents judiciaires ont aussi été tenus en compte.
Le tribunal a retenu comme facteurs atténuants son implication dans l'éducation de ses enfants, qu'il est un actif pour la société et qu'il présente un faible risque de récidive.
« Le Tribunal n'a pas eu de preuve d'impact sur la vie privée de l'accusé ni la sécurité de sa personne ni que cela constituerait un effet démesuré sur sa vie privé, sa sécurité par rapport à l'intérêt public » signale la juge Julie Beauchesne dans sa décision.
Une probation de deux ans à l'expiration de la peine a été imposée à Letarte.
Le procès avait été interrompu à quatre reprises par des requêtes pour que la juge Beauchesne n'entende pas le procès jusqu'à la fin. La dernière requête du dossier, en arrêt des procédures, a été rejetée en mars 2017.
L'opération « kayak » s'est déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely-Sud, Sainte-Christine et dans le Canton de Cleveland.
C'est Me Stéphanie Landry et Me Karine Guay qui représentaient le ministère public dans cette affaire.
Me Jean-Pierre Gagnon assurait la défense de l'accusé dans cette affaire.