Antoni Bergeron

Dix ans de prison pour Bergeron qui a fait vivre l’horreur à sa victime

Antoni Bergeron a été condamné à dix ans de prison après avoir fait vivre l’horreur à une femme de Danville en décembre 2017.

L’individu de 26 ans a plaidé coupable, mardi au palais de justice de Sherbrooke, à toutes les accusations portées contre lui, dont une tentative de meurtre où il a tenté de noyer sa victime à la suite d’une agression sexuelle.

À lire aussi: Un autre avocat pour défendre Antoni Bergeron

Antoni Bergeron plaidera coupable d’avoir fait subir l’enfer à sa victime

Bergeron a plaidé coupable aux accusations de tentative de meurtre , d’agression sexuelle armée d’un marteau, d’agression sexuelle causant des lésions, de séquestration, de vol de véhicule et de vols sur la même victime.

L’individu est détenu depuis plus d'une année après avoir fait vivre ces sordides gestes à une victime de 33 ans entre le 1er et le 3 décembre 2017.

Une détention provisoire équivalente à 21 mois a été retranchée de la peine imposée par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

« Ce sont des gestes d’agression sexuelle qui sont horribles. La victime a décrit cette nuit comme un véritable un film d’horreur. Elle ne comprend pas comment un homme peut avoir tant d’agressivité envers une femme qu’il ne connaissait pas », a signalé le juge Vanchestein en imposant la peine de prison à la suite d’une suggestion commune des avocats au dossier.

C'est en réponse à une annonce placée sur le site Kijiji pour de la colocation que l'agresseur s'est rendu chez la femme de 33 ans qui deviendra sa victime. Bergeron s’est présenté au domicile de Danville où il y avait une chambre à louer.

Bergeron a demandé à voir la chambre. C’est à cet endroit qu’il y a eu un début d’altercation et qu’il a commis une première agression sexuelle.

Il a ensuite sorti un marteau pour menacer la plaignante et l’a utilisé pour la frapper à l’œil et ailleurs sur son corps. Il l’a maintenue séquestrée dans la chambre. Plus tard, Bergeron lui a demandé d’aller se nettoyer. Bergeron a lors rempli le bain et il a tenté de la noyer. La victime a réussi in extremis à enlever le bouchon du bain pour le vider.

Bergeron l’a ensuite agressée sexuellement à quelques autres reprises au cours de la nuit. La victime a réussi à négocier pour sa vie et pour que Bergeron quitte les lieux dans son véhicule.

Une fois seule, elle a fait trianguler son cellulaire pour retrouver que les policiers retrouvent Bergeron dans le secteur de Warwick.


« C’est un cauchemar qu’elle revit perpétuellement. »
Le juge Érick Vanchestein

Une fois arrêté, Bergeron a admis la tentative de meurtre aux policiers. Il a signé une admission de ces faits.

« Il s’explique mal ce qui s’est passé. Il veut commencer sa peine pour aller chercher de l’aide. Nous avons discuté de la possibilité qu’il fasse sa peine à La Macaza où il y a des programmes en délinquance sexuelle. Il regrette les gestes », a expliqué l’avocat de la défense Me Marc-André Beaulieu.

Le juge a demandé que Bergeron soit évalué pour ses problèmes de déviances sexuelles et qu’il soit incarcéré à ce pénitencier.

Le juge a signalé les conséquences importantes pour la victime.

« C’est un cauchemar qu’elle revit perpétuellement. Les conséquences sont extrêmement graves. Les gestes posés sont d’une gravité extrême. Ce qui joue en votre faveur c’est que vous avez admis vos torts rapidement et que la victime n’a pas eu à témoigner de gestes de cette nuit d’horreur », a signalé le juge Vanchestein.

La victime a choisi de ne pas être présente au tribunal, mais a déposé une lettre au juge Vanchestein.

« Jamais une peine ne va représenter ce que la victime a pu vivre », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.