Mercredi dernier, 15 sauveteurs aquatiques et 25 animateurs de chez Loisirs Fleuri-Est se sont rassemblés pour une formation-causerie à la piscine de la Claire-Fontaine du parc Victoria. Un événement qui se tenait simultanément dans sept piscines de la ville.

Diminuer les conflits entre sauveteurs et accompagnateurs lors des bains libres

La Ville de Sherbrooke espère voir une meilleure collaboration entre ses animateurs de camp de jour et ses sauveteurs, cet été. Mercredi dernier, elle a simultanément réuni les membres des deux parties dans sept piscines municipales à l’occasion d’une formation spéciale avec simulation de sauvetage.

« C’est surtout un échange, soutient la coordinatrice aquatique de la Ville de Sherbrooke, Judith Frenette. Parfois, en tant que sauveteur, on peut faire quelque chose qui ne plaît pas à un animateur, et ça crée des frictions et des problèmes de communication. On n’a pas la chance de se parler souvent, mis à part lorsqu’une situation survient, et on peut s’adresser à l’animateur d’une façon qui n’est pas idéale », note celle qui a une expérience de six ans dans le domaine du sauvetage nautique. Ainsi, soutient-elle, cette activité vise à permettre à tous de bien comprendre leur rôle dans l’engrenage lorsqu’un incident survient. « On veut connaître et ajuster les attentes de tout le monde », dit-elle.

Pour la tenue de ces formations, on s’est assuré de rassembler les sauveteurs et les animateurs fréquentant une même installation, afin qu’ils puissent déjà faire connaissance.

À la piscine de la Claire-Fontaine du parc Victoria, 15 sauveteurs sont venus à la rencontre des 25 animateurs représentant Loisirs Fleuri-Est.

Leur coordonnatrice, Catherine Lapierre, jugeait important d’y faire participer ses équipes. « Au final, le souhait est le même autant pour les sauveteurs que pour les animateurs sur l’enceinte de la piscine : le bien-être des enfants. Parce qu’au total, c’est quand même 850 jeunes chez nous qui fréquentent deux fois par semaine les piscines municipales » avance-t-elle, soulignant d’ailleurs que la question des responsabilités est la plus soulevée chez ses animateurs.

« Quel sauveteur va faire le cas ? Qu’est-ce qu’on a besoin que l’accompagnateur fasse ? Qu’est-ce qui est attendu lors d’une évacuation ? Qu’est-ce qu’un cas de colonne ? Ce sont toutes des questions qu’on aborde ici », dit Mme Frenette. Jasmine Rondeau