Deux maisons brûlent à Lac-Mégantic

Un incendie majeur a complètement détruit deux résidences unifamiliales, dans la nuit de dimanche à lundi, à Lac-Mégantic, sur la rue Wolfe, dans le quartier Notre-Dame-de-Fatima.

L’alerte a été reçue à la caserne de pompiers de l’hôtel de ville, au Service de protection incendie de Lac-Mégantic, vers 1 h 30 du matin. Le feu a pris naissance au rez-de-chaussée du 3726, rue Wolfe, où demeurent Bruno Couture, sa conjointe Mélissa Lessard et leurs trois enfants. Le violent incendie a aussi lourdement endommagé la maison voisine. Les deux maisons ont d’ailleurs été déclarées pertes totales.

Sept personnes se trouvaient endormies, soit M. Couture et Mme Lessard, leurs jumeaux de 19 ans, leur fille de 16 ans, et les deux amies de cœur des deux garçons.

« C’est une odeur de brûlé qui m’a réveillée. Comme je dors la fenêtre ouverte, j’ai pensé que quelqu’un faisait un feu à l’extérieur. Je suis quand même descendue et je me suis rendu compte qu’il y avait le feu dans le salon. Je me suis dépêchée à réveiller les enfants. Nous sommes sortis très vite. Le feu a été fulgurant. C’est une vieille maison, construite en 1945, isolée anciennement avec du bran-de-scie, que nous étions en train de rénover, après avoir refait tout l’extérieur, incluant la toiture et avoir changé toutes les fenêtres. Il nous restait qu’à refaire l’intérieur », se désolait Mélissa Lessard, les larmes au bord des yeux.

« Nous y avions investi beaucoup d’efforts, de temps et d’argent. On avait mis de l’amour aussi, dans cette maison, qui était il y a 40 ans le dépanneur de madame Dostie. Mon mari s’en souvient, il y venait quand il était petit, c’était en face de la maison de sa mère, il en gardait plein de souvenirs. Nous l’avions achetée il y a cinq ans, après avoir été expropriés et forcés de partir de notre logement de la rue Salaberry, pour faire place à la construction du supermarché Métro. Maintenant nous avons tout perdu. »

La Croix-Rouge a pris en main la suite des choses pour cette famille éprouvée, du moins pour les besoins de première nécessité et l’hébergement.

« Mais nous avions des assurances et notre courtier est venu dès ce matin. Nous avons un bon service de sa part... Au moins nous sommes vivants. Nous aurions pu tous y rester. Les pompiers nous ont recommandé d’aller à l’hôpital, c’est ce que nous avons fait, car nous avons inhalé de la fumée. Nous allons nous retrousser les manches, on n’a pas le choix, la vie continue. »

Elle déplorait la perte d’un de ses trois chats, n’ayant retrouvé que deux d’entre eux.

On croit à un problème électrique quant à l’origine du sinistre.