Les procureures aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry et Me Laurence Bélanger.

Deux longs procès évités dans Muraille

Deux longs procès devant jury en lien avec le trafic de cocaïne et qui devaient se dérouler au début de 2018 sont évités à Sherbrooke.

Les accusés regroupés sous le nom de projet Muraille ont coupé court aux procédures judiciaires, lundi et mardi au palais de justice de Sherbrooke, en s’engageant à plaider coupable aux accusations portées contre eux en lien avec le trafic de cocaïne dans la région de Granby.

Vingt-six accusés, dont les têtes dirigeantes des deux cellules impliquées, André Madore de Roxton Falls, Jean-Maurice Viens de Roxton Pound et Richard Skinner de Cowansville, ont répondu par l’affirmative lorsqu’ils ont été interpellés devant le tribunal relativement à leurs intentions de régler leurs comptes avec la justice.

Selon l’entente de principe entre la poursuite et la défense, les accusés se sont engagés à plaider coupables à divers moments au cours des prochains mois, dont la plupart le 30 octobre prochain.

La grande majorité des individus sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA, cannabis et haschich entre le 15 mars 2015 et le 29 juin 2016 à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario ainsi que de trafic de ces substances à Granby et ailleurs au Québec et en Ontario.

Des trames factuelles des faits qui sont reprochés à chacun des accusés seront déposées devant le tribunal. Si les chefs d’accusation de gangstérisme devront être retirés par la poursuite, plusieurs des accusés plaideront coupables au complot pour trafic et au trafic de cocaïne.

17 détenus

Dix-sept accusés, qui sont détenus depuis le 29 juin 2016, se sont aussi engagés à plaider coupable.

Les avocats au dossier ont mentionné au tribunal que certaines suggestions communes seront présentées au tribunal et seront exécutées entre la fin octobre 2017 et mars 2018.

Les accusés ont renoncé aux nombreuses requêtes qui étaient entendues devant le juge Yves Tardif de la Cour supérieure. Des requêtes en contestation de l’écoute électronique, en exclusion de la preuve, en arrêt des procédures et pour que le procès soit bilingue devaient être entendues d’ici la fin 2017.

Le premier procès de la cellule Nord de l’autoroute 10 devait commencer en janvier 2018 pour quatre mois, alors que celui de la cellule Sud devait se dérouler à compter d’avril pour trois mois.

Me Stéphanie Landry, Me Laurence Bélanger et Me Caroline Meilleur représentaient le ministère public lors du projet Muraille.