Blessing Dugbeh

Deux jours pour le procès de Blessing Dugbeh

L’enquête préliminaire de Blessing Dugbeh accusé à la suite de la vague d’arrestations en lien avec des agressions sexuelles en groupe commises à Sherbrooke ne se déroulera pas avant le début de l’automne.

Seul accusé majeur au moment des événements allégués, Blessing Dugbeh, 20 ans, est accusé d’agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans et des mineurs.

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Deux jours de procédures les 24 et 26 septembre prochains ont été retenus pour cette étape des procédures judiciaires par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

« Ce sont des vidéos qui sont assez longs. Le juge pourrait les visionner hors de la salle d’audience », a offert l’avocat de la défense Me Guy Plourde.

Environ trois heures de vidéo ont été déposées en preuve. La poursuite a insisté pour que les vidéos soient visionnés en salle d’audience.

Il y a admission de la chaîne de possession et de certains autres éléments déposés en preuve. Au moins quatre témoins doivent être assignés par la poursuite.

La défense conteste la citation à procès concernant les accusations portées dans cette affaire.

Au moment des faits allégués, Dugbeh aurait participé à l’agression sexuelle en groupe avec l’autre individu avec qui il a subi son enquête sur remise en liberté et qui est maintenant majeur, et de deux autres mineurs.

Des accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels ont aussi été portées contre lui. Des chefs de menaces de mort et de harcèlement envers des témoins ont aussi été déposées contre Dugbeh.

Au début mai, la juge Desgens avait déterminé que ces deux accusés devaient rester détenus pour la durée des procédures judiciaires.

En plus des gestes à caractère sexuel sur des mineurs, les deux individus sont accusés d’avoir tenté d’intimider les plaignantes au dossier entre février et avril 2018.

L’autre individu majeur doit subir son enquête préliminaire le 27 juin prochain. Étant donné qu’il n’est pas représenté par avocat pour le moment, la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf a déposé une requête pour qu’un avocat soit assigné si jamais la victime alléguée doit être contre-interrogée.

Un interdit de contact complet a été émis avec les plaignantes, les témoins potentiels et les autres accusés.