Marc Gordyn a été intercepté dans la section sécurisée entre les deux barrières barbelées de la prison pendant que le détenu avec lequel il partageait sa cellule, Steven Lefebvre, réussissait à les traverser dans la nuit de samedi à dimanche.

Deux individus s’évadent de la prison Talbot

C’est un individu décrit comme manipulateur et brillant qui a tenté de s’évader de la prison Talbot de Sherbrooke au cours de la fin de semaine.

Marc Gordyn était incarcéré après avoir passé plus de six mois en cavale lorsqu’il a tenté de s’évader du Centre de détention de Sherbrooke.

Ce dernier a été intercepté dans la section sécurisée entre les deux barrières barbelées de la prison pendant que le détenu avec lequel il partageait sa cellule, Steven Lefebvre, réussissait à les traverser dans la nuit de samedi à dimanche.

L’individu de Contrecœur a cependant été rattrapé par les patrouilleurs du SPS dans le boisé situé près de la piste cyclable derrière la prison.

« Nous avons été appelés pour une évasion vers 1 h 40. Nous avons déployé tous les effectifs sur place », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Les patrouilleurs du SPS ont ratissé le secteur.

« Nous avons localisé le suspect dans le boisé situé près de la piste cyclable à l’arrière de la prison. En moins de vingt-cinq minutes, il a été retrouvé », signale le porte-parole du SPS.

Le suspect a été remis à la Sûreté du Québec qui fera l’enquête dans cette affaire avec sa division des crimes majeurs.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec mentionne que les deux accusés « ont été repris grâce à la vigilance du personnel. »

Selon La Presse, les deux détenus auraient utilisé une corde faite de draps noués pour franchir des barrières. Au moins une fenêtre a été fracassée.

Longue feuille de route

Gordyn possède une longue feuille de route en matière criminelle qui remonte à 1982. Il avait aussi plusieurs dossiers en cours devant le tribunal.

La semaine dernière, il avait renoncé à son enquête sur remise en liberté concernant des accusations de liberté illégale et de harcèlement.

Durant sa cavale du domaine Orford en février 2018, Gordyn se serait caché dans le logement d’une nouvelle conjointe sur la rue Bowen à Sherbrooke.

C’est à cet endroit qu’il a été arrêté par le SPS.

Les enquêteurs y ont découvert ce qui semble être un endroit pour se cacher dans le sous-sol de l’immeuble.

Marc Gordyn est aussi accusé de harcèlement criminel sur une ex-conjointe.

Il avait installé un système de surveillance avec plusieurs micros dans le logement de cette femme.

L’imposante preuve d’écoute électronique illégale de cette femme par Gordyn a été remise à la défense dans cette affaire. Les gestes auraient été commis entre août 2018 et mai 2019.

Il est accusé notamment d’avoir volontairement intercepté des communications privées, d’avoir installé des micros et divers dispositifs de même que d’introduction par effraction.

Son avocate Me Julie Beauchemin avait reçu une offre comprenant une peine d’incarcération dans un pénitencier, soit plus de deux ans de prison, dans ces deux dossiers déjà devant le tribunal.

Les nouvelles accusations d’évasion de la prison de Sherbrooke vont alourdir son dossier criminel déjà bien étoffé.

Les deux accusés doivent comparaître cette semaine au palais de justice de Sherbrooke dans un rare dossier d’évasion à survenir au Centre de détention de Sherbrooke.

Lorsqu’il était recherché, Marc Gordyn avait été décrit comme une personne dangereuse.

En janvier 2015, Gordyn avait été condamné à cinq ans et demi de prison. Les policiers avaient saisi 519 plants de cannabis à sa résidence de la route 255 à Bury.

Lefebvre avait reconnu en mars dernier son implication dans une poursuite policière entre Magog et Bromont en plaidant coupable à des accusations de conduite dangereuse, de délit de fuite et de fuite des policiers. Il possédait déjà des antécédents judiciaires.