Le rassemblement est prévu pour midi samedi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke.

Deux groupes opposés annoncent des manifs à Sherbrooke

Deux rassemblements réunissant des groupes opposés sur la question de l'immigration pourraient avoir lieu samedi à Sherbrooke.
La Canadian Coalition of Concerned Citizens et La Meute, des groupes s'opposant à l'islam radical, annoncent sur Facebook la tenue d'une manifestation à midi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke
L'événement «pacifique» vise à «protéger notre démocratie et notre liberté» en réunissant tous les «citoyens patriotes qui croient encore en la liberté d'expression», note-t-on.  
«Il est temps pour tout le monde de se prononcer. Joignez-vous à nous le 4 mars 2017 de midi à 14h à l'hôtel de ville de Sherbrooke.»
Aucune bannière à caractère raciste ou faisant la promotion de la haine ne sera tolérée, ajoute-t-on. Les drapeaux du Québec et les affiches seront permis.
On a aussi prévu une manifestation du genre à Drummondville le même jour.
«Une réplique populaire»
En réponse à cette présence, Action Antifasciste Sherbrooke organise une contre-manifestion.
«Le groupe d'extrême droite Coalition of Concerned Citizens, soutenu par Sylvain Maikan, chef de l'organisation La Meute, s'arrête à Sherbrooke sous un événement islamophobe déguisé», argumente-t-on sur Facebook.
«Nous vous invitons toutes (SIC) à une réplique populaire pour faire comprendre qu'il n'y a pas de place à Sherbrooke pour quel compte (SIC) forme de fasciste (SIC)! Près d'un mois après l'attentat de Québec, ne tolérons pas la haine et l'extrême droite islamophobe !»
On décrit le groupe Coalition of Concerned Citizens comme une «organisation pancanadienne nationaliste anti-Islam». On qualifie La Meute de «groupe raciste, islamophobe, plus généralement anti-immigration».
En septembre dernier, une Sherbrookoise ayant fait partie de «La Meute» avait tenu à mettre en garde les citoyens de la région qui seraient tentés de joindre ce mouvement. Dans une entrevue accordée à La Tribune, Suzanne Tessier avait dénoncé le caractère militaire et intransigeant du groupe mis sur pied à l'automne 2015 dans le but de «faire face à l'islam radical».