Deux arrestations pour drogue au volant

Deux conducteurs devront répondre de leurs actes après avoir été pris au volant avec les facultés affaiblies par la drogue cette fois.

La Régie de police de Memphrémagog (RPM) a procédé à deux arrestations dans la nuit de lundi à mardi à Magog. La nuit du 19 février 2019 en a été «une sous le signe de la capacité de conduire sous l’effet de la drogue», signale Sylvain Guay, lieutenant  à la RPM.

Ce n’est pas la première fois à Magog qu’on arrête des gens sous l’effet de la drogue en train de conduire depuis la légalisation du cannabis au Canada, ajoute M. Guay, mais «deux en si peu de temps, c’est la première fois.»

La première intervention a eu lieu vers 3h30. Les policiers ont intercepté un véhicule sur l’autoroute 10 en direction de Sherbrooke. Son conducteur avait effectué des infractions au code de sécurité routière à l’intersection de la rue Sherbrooke et Assomption à Magog, précise M. Guay.

Le Magogois de 66 ans a été conduit au poste de police afin de subir d’autres tests avec un agent évaluateur en matière de drogue.

Plus tard, vers 6h45, les patrouilleurs ont intercepté un autre véhicule qui a attiré leur attention en circulant sens inverse sur la rue Laurier. 

L’homme de 52 ans de Magog a aussi été conduit au quartier général. Les deux individus ont échoué aux tests. Les conducteurs ont dû fournir un échantillon d’urine. Ils ont été remis en liberté et devront comparaître par voie de sommation. Leur permis a été suspendu pour 90 jours.

+ Une 5e récidive l'expédie en prison

Malgré des problèmes de santé importants, un multirécidiviste de l’alcool au volant de Sainte-Catherine-de-Hatley n’évitera pas la prison.

« On peut être sensible au fait que vous ayez des problèmes de santé, mais ça ne vous donne pas le droit d’être un danger pour la santé des autres », a indiqué la juge Claire Desgens de la Cour du Québec à l’intention de Richard Morgan.

Richard Morgan

L’individu de 69 ans a reconnu, lundi, une cinquième conduite avec un taux d’alcoolémie dépassant la limite permise par la loi le 1er septembre 2017.

La juge Desgens lui a imposé quatre mois de prison. 

« La peine est raisonnable même si elle est un peu clémente », a signalé la juge Desgens.

Morgan se trouvait dans le stationnement d’une pharmacie à Magog lorsque son état d’ébriété a été remarqué par un témoin.

Les patrouilleurs de la Régie de police Memphrémagog l’ont retrouvé dans le stationnement d’un bar.

Une fois au quartier général de la Régie de police Memphrémagog, il a enregistré un taux d’alcoolémie de 117 mg d’alcool par 100 ml de sang.

Morgan possède des antécédents en semblable matière en 1983, 1986, 1988 et 2004.

« Clairement lorsque l’on est rendu à une cinquième conduite avec les facultés affaiblies, les amendes n’ont pas eu l’effet dissuasif escompté », a signalé la juge Desgens.

Un interdit de conduire de trois ans lui a été imposé.

« Maintenant c’est assez. Je comprends ça », a indiqué Morgan avant de prendre la direction des cellules.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean Leblanc et de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

- René-Charles Quirion