En plus de la peine maximale pour une prison provinciale, le juge a émis une probation de trois ans.

Deux ans de prison pour un abuseur d’enfant

« La règle demeure l’imposition d’une peine de prison ferme pour une infraction d’ordre sexuelle à l’égard d’enfants ou d’adolescents. »

Le juge Conrad Chapdelaine a appliqué cette règle, lundi, en imposant une peine de deux ans moins un jour de prison ferme à Pierre Beaudin de Stanstead au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge a rappelé que ce type de crime était particulièrement odieux et commandait l’imposition d’une peine qui reflétait la gravité des gestes posés.

Beaudin a reconnu des gestes d’agression sexuelle et d’attouchements sexuels sur une fillette entre janvier 1983 et décembre 1991.

L’individu maintenant âgé de 67 ans a commis les agressions sexuelles dans un contexte où il terrifiait sa jeune victime. Il a touché les seins de la victime, se couchait nu contre elle ou l’embrassait sur la bouche.

Le juge Chapdelaine a retenu la préméditation, la répétition, la fréquence ainsi que les conséquences des gestes contre la victime pour imposer la peine.

Le tribunal a souligné le courage et la détermination de la victime à dénoncer son agresseur et à mener à son terme le processus judiciaire.

« C’est un processus extrêmement difficile, mais libérateur pour la victime », a souligné le juge.

Se basant sur les facteurs aggravants, la juge a voulu prioriser les facteurs dénonciation et de dissuasion dans l’imposition de la peine.

L’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette plaidait pour une peine dans la collectivité, alors que la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté demandait une peine de trois ans de prison ferme.

En plus de la peine maximale pour une prison provinciale, le juge a émis une probation de trois ans.

Un interdit de contact avec la victime a été imposé.

Le nom de Pierre Beaudin sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années.