Une expression lancée à la sortie du tribunal dans une affaire de garde d’enfant a été interprétée comme des menaces de mort.

Deux accusés doivent s’expliquer pour des menaces de mort

Une expression lancée à la sortie du tribunal dans une affaire de garde d’enfant a été interprétée comme des menaces de mort.

À la sortie de la salle d’audience au palais de justice de Sherbrooke en août dernier après avoir perdu la garde de ses enfants, une femme de 46 ans a lancé à l’intention du père de deux de ses enfants.

« Il va aller sous la terre et je le dis... moi je vais mourir pour enfants, si c’est ça être criminel, je l’accepte »

La femme a plaidé coupable, jeudi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à une accusation de menaces de mort.

Elle a aussi reconnu ne pas avoir rapporté ses enfants à leur père après l’ordonnance rendue par le tribunal.

Son avocat Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique a expliqué au tribunal qu’il fallait tenir compte du contexte culturel, l’accusée étant d’origine congolaise.

La femme a reconnu avoir tenu les propos en cause, mais qu’elle n’avait pas l’intention de les mettre à exécution.

L’accusé n’a pas revu ses enfants de 11 et 13 ans depuis ces événements.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme a expliqué au tribunal que la victime vivait un stress et avait des craintes depuis ces événements.

Un rapport présentenciel a été demandé dans le dossier.

Les observations sur la peine se dérouleront le 22 mars 2018.

Dans un autre dossier de menaces de mort, un homme de 47 ans de Magog a aussi reconnu avoir tenu des propos portant à croire qu’il pourrait commettre le pire.

En état d’ébriété le 3 août dernier, il a aperçu un individu qu’il n’avait pas vu depuis une quarantaine d’années dans une cantine de la rue Principale à Magog.

Il est entré dans l’établissement et lui a dit : « Je vais te faire la peau ».

Devant le tribunal, jeudi, il a reconnu avoir tenu ces propos.

Il a expliqué au juge Chapdelaine que cet individu l’avait enlevé lui et sa soeur au début des années 1980 et qu’il avait toujours gardé de la rancoeur envers cet homme qu’il n’avait jamais revu avant ce jour d’août 2017.

Une probation d’une année avec interdiction de contact avec cet individu lui a été imposée.

Le juge lui a souhaité de passer un autre quarante ans avant de revoir l’individu en question.

C’est Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique qui défendait l’accusé dans cette affaire.