Philippe Benoit-Lessard

Des traces de pas analysées

Des traces de pas retrouvées sur les lieux de l’agression sexuelle dont est accusé Philippe Benoit-Lessard pourraient lui appartenir, mais le technicien en identité judiciaire du Service de police de Sherbrooke ne peut les identifier formellement.

Le procès de l’individu de 32 ans se poursuivait, mercredi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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Le débat central du procès se fait sur l’identité de l’accusé relativement aux accusations d’agression sexuelle et d’introduction par effraction commises dans la nuit du 5 au 6 novembre 2016.

Deux traces de pas pouvant correspondre au suspect ont été trouvées près de la chambre de la victime et une autre près du sac de bonbons d’Halloween dans la chambre de l’adolescente. Cette dernière trace de pas a été exclue étant donné qu’elle n’était pas pertinente.

Étant donné la difficulté de prendre une photo de la trace de pas sur le plancher flottant du corridor, la planche a été saisie. Le morceau de plancher a d’ailleurs été exhibé devant la juge Desgens.

Les souliers de marque Tony Hawk bleu et noir du suspect ont été saisis, puis comparés avec les traces de pas trouvées.

« Je ne peux identifier ni exclure le soulier sur le facteur de la netteté. Le nombre de détails que j’avais me permet de conclure que la chaussure droite que portait le suspect est une source possible de la trace et aurait pu produire l’impression dans le corridor. C’est une conclusion scientifique, mais pas une identification », conclut le technicien en identité judiciaire Yannick Hamel du Service de police de Sherbrooke.

L'enquêteur Vincent Fontaine et le technicien en identité judiciaire du SPS Yannick Hamel.

Une demande d’expertise a été faite pour l’analyse de poils de chat trouvés sur des éléments appartenant à Philippe Benoit-Lessard.

« On s’est posé la question si l’on ne pouvait pas faire d’analyse d’ADN des poils de chat trouvés sur les espadrilles du suspect en lien avec ceux vivant dans le logement de la victime. Il y avait aussi des poils de chat sur le siège du conducteur dans le véhicule », explique Yannick Hamel du SPS.

Aucune concordance n’a pu être faite à ce sujet.

L’attention du technicien du SIJ a aussi été attirée sur la marque du véhicule suspect. Les vêtements du suspect ont été saisis à la suite de son arrestation.

Le technicien du SIJ a expliqué que Philippe Benoit-Lessard résidait à 948 mètres à vol d’oiseau de la résidence de la victime.