Les forts vents et la neige ont causé plusieurs sorties de route dans la région, lundi, en particulièrement dans le Val-Saint-François.

Des élèves forcés de demeurer à l'école jusqu'en début de nuit

Des élèves du primaire à Saint-Claude, Bonsecours, Saint-Georges-de-Windsor et de l’école secondaire L’Escale d’Asbestos qui devaient passer la nuit à l’école ont été reconduits à la maison autour de minuit.

À une situation météorologique exceptionnelle, des mesures exceptionnelles ont été prises à la Commission scolaire des Sommets (CSS), lundi soir, pour que les élèves puissent dormir à l’école. Situation qui a cependant pu être évitée.

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« C’est du jamais vu. C’est la première fois que nous mettions en place des mesures pour garder des élèves à l’école en raison de conditions météorologiques. Personne n’avait pu prévoir cette situation. La sécurité de nos élèves et du personnel étant la priorité, nous avons gardé à l’école ceux qui ne pouvaient rentrer à la maison étant donné les bourrasques de vent et les routes impraticables. La situation a cependant évolué en soirée. J’ai été informé mardi matin que les derniers élèves ont été reconduits à la maison vers minuit trente », explique  le président de la CSS, Jean-Philippe Bachand.

Au moment de mettre sous presse l'édition papier de La Tribune, l’école Notre-Dame-du-Sourire à Saint-Claude et l’école primaire Notre-Dame-de-Bonsecours devaient garder une vingtaine d’élèves alors qu’une dizaine d’autres devaient rester à Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Georges-de-Windsor et qu’à l’Escale à Asbestos.

Mais la situation a changé avec la réouverture des routes dans les municipalités concernées.

« Les communautés autour des écoles se sont mises en mode solidarité en fournissant le repas. Les élèves du primaire ont écouté la première de Passe-Partout sur les tableaux interactifs et la nuit devait se passer sur des matelas de gymnase », indiquait M. Bachand en fin de soirée, lundi.

Résidante de Sainte-Claude et mère de quatre enfants, Annie Lacroix a vu trois de ses enfants demeurer chez des proches pour la nuit : les trois élèves de l’école primaire Notre-Dame-du-Sourire et de l’école secondaire du Tournesol à Windsor ne pouvaient pas revenir à la maison en raison de l’état des routes et du transport.
Son beau-père a finalement pu aller chercher son fils qui fréquente Notre-Dame-du-Sourire à Saint-Claude, tandis que ses plus vieux se sont retrouvés chez sa belle-sœur à Windsor.

La situation, exceptionnelle, a créé de petits moments de solidarité : un papa avait par exemple apporté des pâtes aux enfants coincés à Notre-Dame-du-Sourire, raconte Mme Lacroix en soulignant qu’il n’y avait aucun doute qu’on s’occupait bien des enfants.

 Au moment de mettre sous presse, toutes les commissions scolaires de la région étaient en mode veille concernant la fermeture des écoles mardi. La décision sera connue au plus tard vers 6 h 30.

Tout au cours de la soirée, lundi, les policiers de la Sûreté du Québec ont sillonné le territoire pour sortir les automobilistes enlisés dans la neige notamment sur la route 220 dans le Val-Saint-François et sur la route 249 dans la MRC des Sources.

« Des motoneigistes sont venus prêter main-forte aux policiers à certains endroits », signale la porte-parole de la SQ, Hélène Nepton.

Le Service de police de Sherbrooke a dû fermer le chemin Duplessis entre le Centre Julien-Ducharme et le chemin Lemire. Les bretelles d’accès à l’autoroute 10 à Deauville de même que celles de l’autoroute 410 sur la rue King Ouest sont demeurées des endroits difficiles toute la soirée.