Christine Labrie
Christine Labrie

Des accusations portées contre l’individu qui aurait harcelé la députée Labrie

Si un individu de Sherbrooke se trouve en psychiatrie légale après le dépôt d’accusations relativement à des menaces auprès de personnalités publiques, dont l’ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, celui qui aurait tenu des propos harcelants envers la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, se retrouve aussi devant les tribunaux.

Deux accusations « d’avoir sans excuse légitime et avec l’intention de harceler, fait en sorte que des communications répétées soient faites à l’endroit de Christine Labrie » ont été déposées contre Jean Godbout.

Une première accusation couvre la période du 10 avril au 18 septembre 2019, alors que la seconde concerne les dates du 19 septembre au 13 décembre 2019.

La députée solidaire de Sherbrooke à l’Assemblée nationale a porté plainte au Service de police de Sherbrooke le 13 décembre.

L’enquête concernant des messages reçus en raison de ses fonctions d’élue à l’Assemblée nationale du Québec avait été transférée à la Sûreté du Québec.

L’une des deux plaintes déposées par Christine Labrie concernait des menaces particulièrement agressives. Les évènements sont survenus peu après sa prise de parole à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’intimidation subie par plusieurs députées.

Christine Labrie avait mentionné que les propos étaient très violents.

L’individu de 65 ans de Sherbrooke a été formellement accusé en février dernier dans cette affaire. Son dossier, qui était de retour au palais de justice de Sherbrooke au début mai, a été reporté en août prochain à la demande de la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau et de l’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette.

Menaces envers Gilles Duceppe

Jonathan Powers, qui a sévi à l’endroit de Gilles Duceppe, doit quant à lui revenir devant le tribunal vendredi au palais de justice de Sherbrooke pour que le rapport concernant son état psychiatrique soit déposé.

L’individu de 31 ans est accusé d’avoir proféré des menaces de mort à Gilles Duceppe le 14 mars dernier. Des propos tenus sur Twitter auraient dégénéré en menaces de mort envers l’ancien politicien.

« Nous avons reçu une demande d’assistance de la part de nos confrères du Service de police de la Ville de Montréal. Les propos étaient décousus, mais attaquaient divers politiciens, dont Gilles Duceppe. Nous avons obtenu un mandat pour procéder à l’arrestation de Jonathan Powers », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Cet incident semble être le point culminant de divers épisodes de harcèlement qu’il aurait commis entre le 28 février et le 13 mars dernier selon une accusation déposée contre lui.

Powers est non seulement accusé d’avoir harcelé l’ancien député de Laurier-Sainte-Marie durant cette période, mais aussi de menaces de mort envers diverses personnalités politiques lors de cette période.

Une accusation de méfait de plus de 5000 $ a été portée contre lui.

« Il a complètement détruit le matelas du bloc cellulaire où il avait été incarcéré », mentionne le porte-parole du SPS.

Une accusation de menaces de mort envers une enquêteure du Service de police de Sherbrooke a aussi été déposée pour des gestes qui auraient été commis le 7 avril dernier. Ces menaces auraient été faites lors d’une conversation téléphonique.