Denis Paulet absent du palais de justice

Denis Paulet n’a pas encore mis les pieds à Sherbrooke depuis le dépôt des accusations contre lui et pourrait ne pas avoir à le faire avant encore quelques semaines.

L’individu de 72 ans est accusé de voies de fait causant des lésions à l’endroit d’une voisine du Manoir du Musée des Résidences Soleil de Sherbrooke.

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L’auteur d’un double meurtre en 1992 à Brossard, qui a passé 27 années en prison, aurait commis les gestes répréhensibles alors qu’il occupait un logement au Manoir du Musée en novembre 2019.

Si son nom était au rôle criminel du palais de justice de Sherbrooke, jeudi, il n’était pas présent étant donné sa détention à la prison fédérale Archambault de Rivière-des-Prairies.

« Je serai peut-être en mesure de procéder à l’orientation à la prochaine date. Je dois prendre connaissance de toute la preuve », explique l’avocate de la défense Me Jessyca Duval de l’aide juridique qui a reporté le dossier au 19 mars prochain.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme poursuit l’analyse du dossier pour déterminer si d’autres accusations doivent être portées contre Denis Paulet.

Quelques résidants du Manoir du Musée s’étaient même déplacés au palais de justice de Sherbrooke afin d’apercevoir celui qu’ils ont côtoyé quelques mois en 2019.

« Je l’ai croisé quelques fois. Je le trouvais un peu bizarre. J’en avais fait part à la direction, mais il n’y avait jamais eu de suite », signale Roland Lizée.

Michel Marier n’avait pas, lui non plus, une bonne opinion de Denis Paulet.

« Son histoire de vie était bizarre alors qu’il disait qu’il travaillait en réadaptation des détenus. Je n’ai pas été surpris d’apprendre qu’il avait commis de tels gestes. J’avais fait mes recherches avant que ça arrive et je savais qui c’était. Il passait ses journées au comptoir de la réception à regarder les gens», signale M. Marier.

Ce dernier mentionne que Denis Paulet est un sujet de conversation au Manoir du Musée depuis le dépôt des accusations contre lui.

« Il semblait être un manipulateur. Il avait été nommé président du comité social. C’est certain que les gens veulent savoir ce qui arrive avec les accusations », indique M. Marier.

Michel Marier

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a révoqué la libération conditionnelle de Denis Paulet en début de semaine.

Devant les commissaires, il continuait de nier toute violence à l’endroit de la femme du Manoir du Musée présentant des problèmes cognitifs.

Paulet avait contacté la maison de transition à laquelle il était rattaché après son expulsion du Manoir du Musée lorsque les soupçons ont été soulevés en novembre 2019 pour la présence d’ecchymoses sur la victime alléguée et une possible agression sexuelle.

Lors de la perquisition à son logement du Manoir du Musée, le Service de police de Sherbrooke a saisi des éléments de pornographie juvénile de même « qu’une quantité non négligeable » de pornographie régulière. Aucune accusation relative à la pornographie juvénile n’a encore été déposée.

Denis Paulet a été condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour le meurtre d’une mère et sa fille d’origine arménienne à Brossard en 1992. Les victimes ont été étranglées dans le but de les voler. Un signe nazi avait été tracé sur un mur pour faire croire à un crime raciste.