Junior Morin est accusé de l’homicide involontaire de Dany Ruel.

Décès de Dany Ruel: un triangle amoureux serait en cause

C’est une affaire de triangle amoureux qui serait à l’origine des évènements tragiques qui ont mené au décès de Dany Ruel à Coaticook à la fin octobre.

Junior Morin, qui est accusé de l’homicide involontaire coupable de Dany Ruel, subissait, mardi, son enquête sur remise en liberté devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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Un homme retrouvé dans un état critique à Coaticook

Le tribunal a accepté de remettre Morin en liberté sous de sévères conditions.

« Le risque de sa remise en liberté est assumable », estime la juge Fabi.

Un enquêteur des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec est venu résumer cette soirée du 26 octobre dernier.

Junior Morin et Dany Ruel se sont croisés au cours de la soirée au bar l’Épervier de Coaticook.

Celui qui allait devenir la victime dans cette affaire était en compagnie d’une femme qui avait déjà fréquenté Junior Morin.

À l’intérieur du bar, rien ne laissait croire à une mésentente entre les trois personnes.

Cependant, à l’extérieur, il y aurait eu une première altercation mineure entre les deux hommes.

Plus tard dans la nuit, Dany Ruel s’est rendu chez la femme convoitée par les deux hommes.

Au moment où Junior Morin retourne chez lui, Ruel va le rejoindre sur la rue.

Une dispute éclate alors entre les deux hommes sur la rue Thibault.

Si les versions des témoins diffèrent sur qui a poussé qui en premier, Junior Morin a avoué avoir donné un seul coup de poing à Dany Ruel.

La victime s’est frappé la tête sur l’asphalte. Il est tombé dans le coma. Il est décédé trois jours plus tard.

« L’accusation est grave. Il y aurait des aveux clairs que mon client avait donné un coup. Mais c’est dans un contexte de légitime défense. Il y a deux témoins oculaires qui devront témoigner pour déterminer si la poursuite parviendra à exclure la légitime défense », a signalé l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette en demandant que son client soit remis en liberté.

« Le tribunal n’a pas à se prononcer sur la défense que pourrait présenter l’accusé. La défense est plausible même si je n’ai pas à me prononcer si elle sera retenue », a indiqué la juge Fabi en rendant sa décision sur remise en liberté.

La juge Fabi a imposé à Junior Morin de déposer 2000 $ pour garantir le respect de se passer conditions.

Il devra rester chez ses parents, respecter un couvre-feu entre 22 h et 7 h, ne pas consommer d’alcool ou de drogue, ne pas communiquer avec la femme qui est au cœur de cette affaire, se présenter au poste de police de la SQ de Coaticook une fois par semaine et ne pas fréquenter les bars.

Junior Morin possède des antécédents judiciaires où il aurait été impliqué dans une affaire de harcèlement dans le cadre d’un triangle amoureux et en lien avec les stupéfiants en 2014 et 2015.

Appelé à témoigner dans le cadre de son enquête sur remise en liberté, Junior Morin avait assuré qu’il entendait rester au domicile de ses parents et qu’il désire continuer à travailler. Il s’est engagé à respecter toutes les conditions de remise en liberté.

Junior Morin sera de retour devant le tribunal le 7 janvier 2020.

C’est Me Émilie Baril-Côté qui représente le ministère public dans cette affaire.

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Coupable de fraude envers son employeur

Annie-Line Belleville a reconnu une fraude de 31 000 $ envers son employeur à Magog, mais le ministère public compte prouver que la fraude était d’une plus grande ampleur.

La femme de 30 ans a plaidé coupable à une fraude commise entre le 1er janvier 2016 et le 1er décembre 2017.

Annie-Line Belleville, qui était l’adjointe administrative d’une médecin de Magog, aurait utilisé une carte de crédit et aurait employé des factures annulées.

C’est une accusation de fraude de plus de 5000 $ envers son ex-employeur en octobre 2018 qui a été reconnue par Annie-Line Belleville.

Un rapport présentenciel a été demandé dans le dossier.

La suite des procédures a été fixée au 18 décembre prochain.

Me Mireille Leblanc et la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras feront alors les observations sur la peine.  René-Charles Quirion