Blessing Dugbeh subit son procès devant la juge Claire Desgens au palais de justice de Sherbrooke

Début du procès de Blessing Dugbeh

La plaignante de l’agression sexuelle en groupe alléguée au procès de Blessing Dugbeh a entrepris son témoignage, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

L’individu de 21 ans subit son procès devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

L’avocat de la défense Me Guy Plourde conteste le dépôt en preuve de la déposition vidéo sur laquelle la victime alléguée témoigne des gestes qu’elle aurait subis en février 2017.

Étant donné que cette déclaration n’est pas admise en preuve pour le moment, la juge Desgens l’a frappée d’une ordonnance de non-publication tant qu’elle ne se sera pas prononcée sur sa validité.

L’accusé est détenu depuis la vague d’arrestations relativement à des agressions sexuelles en groupe commises à Sherbrooke à l’hiver 2017.

Seul accusé majeur au moment des événements allégués, Blessing Dugbeh subit son procès concernant des accusations d’agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans, de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure ainsi que de menaces de mort et de harcèlement entre février et avril 2018.

L’accusation d’avoir mis la vie en danger d’une personne de moins de 16 ans lors d’une agression sexuelle, soit une agression sexuelle grave, a été abandonnée par la poursuite en début de procès.

L’enquêteur Mathieu Sirois de la Sûreté du Québec a été le premier à être appelé à la barre.

Le dossier a été ouvert en février 2018 à la suite de deux plaintes d’agressions sexuelles par des groupes de jeunes hommes ou certains suspects se recoupaient.

« Il y avait des allégations voulant que certains crimes avaient été filmés », explique l’enquêteur Sirois.

La victime avait d’abord été rencontrée en février 2018 par le Service de police de Sherbrooke pour l’événement en cause qui serait survenu le 12 février 2017.

L’enquêteur Sirois mentionne que quatre à cinq personnes, dont Blessing Dugbeh, étaient impliquées dans l’agression sexuelle impliquant la victime alléguée.

Menaces

Une vidéo de deux secondes montrant un avant-bras et un pistolet avec un doigt sur la détente qui jouait en boucle avec une phrase « Don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusil a été vue par la victime alléguée à la suite du dépôt des accusations.

Selon l’enquêteur Sirois, certains indices, dont le tatouage et la montre sur l’image, permettent de relier ce message à l’accusé.

Le nom du message sur Snapchat permet de le relier à Blessing Dugbeh.

Il n’a pas été possible de saisir l’arme qui apparaissait sur le vidéo.

Au début des procédures judiciaires, la juge Desgens avait déterminé que Dugbeh et un autre accusé devaient rester détenus.

Les accusés, dont plusieurs mineurs, avaient été arrêtés puis accusés en avril 2018 dans cette affaire. Tous les mineurs sauf un ont plaidé coupables puis ont été condamnés à des peines de garde fermée dans cette affaire.

L’un d’eux a été assigné comme témoin au procès de Blessing Dugbeh.

Le témoignage de la plaignante se poursuivra mardi.

Après avoir entendu les arguments de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf et de l’avocat de la défense Me Guy Plourde, le tribunal se prononcera sur la validité comme preuve de l’interrogatoire vidéo de la plaignante.