Tom Néron

De nouvelles preuves attendues dans le dossier de Néron

Le rapport d’évaluation psychiatrique sur l’aptitude de Tom Néron au moment du meurtre de sa mère a été déposé, lundi, au tribunal à Sherbrooke.

L’individu de 35 ans, qui vit vraisemblablement avec un trouble de santé mentale lié à la schizophrénie, est accusé du meurtre au deuxième degré de sa mère Arlène Girard, sur la rue du Paillard dans le secteur de Rock Forest.

L’évaluation sur la responsabilité criminelle de Tom Néron au moment où il aurait asséné des coups de couteau mortels à sa mère, en janvier dernier à Sherbrooke, avait été demandée à la suite du dépôt des accusations.

« Nous étions prêts à fixer la date du procès. Le rapport a été fait par un expert mandaté par la Cour. C’est un rapport demandé par la couronne et la défense, alors il devient beaucoup plus difficile de ne pas retenir les conclusions de cet expert. Le rapport psychiatrique reste au dossier de la Cour et sera disponible pour le procès. Il y a une conclusion dans le rapport à savoir si Tom Néron était criminellement responsable du geste reproché ou s’il ne l’était pas », a indiqué l’avocat de Tom Néron, Me Marc-André Champagne de l’aide juridique.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras a annoncé un complément de preuve émanent du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. Un rapport d’ADN et un autre rapport du laboratoire doivent être remis à la défense au cours des prochaines semaines.

Une ordonnance huis clos imposé par le juge François Tôth de la Cour supérieure a fait en sorte d’exclure le public et les médias hors de la salle d’audience pour certains aspects du dossier.

« Certains éléments sont confidentiels pour le moment. Peut-être qu’éventuellement, on va pouvoir divulguer le contenu, mais pour le moment pour ne pas contaminer un jury potentiel, un huis clos a été demandé », explique Me Champagne.

Le ministère public a demandé de reporter le dossier au 18 juin prochain.

L’accusation de meurtre au deuxième degré est passible d’une peine de détention à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle entre 10 et 25 ans.

Une interdiction de communiquer avec des membres de sa famille a été imposée à Tom Néron au début des procédures judiciaires.

Arlène Girard était mère de dix enfants. Tom Néron demeurait à la résidence familiale où il a été arrêté.

Un membre de la famille de l’accusé et par le fait même de la victime était présent au palais de justice de Sherbrooke.

Les proches vivent encore très difficilement ces tragiques événements que personne n’avait vus venir.

« Pour les enfants qui ont été témoin des gestes, c’est encore plus difficile. Ils ont de la difficulté à retourner vivre dans la maison familiale où les événements sont survenus. C’est une famille qui était tissée serrée. Pour la mère, ses enfants étaient toute sa vie. C’était une mère aimante qui faisait tout pour eux », signale le membre de la famille qui ne veut pas être identifié.

L’avocat Me Marc-André Champagne de l’aide juridique assure la défense de Tom Néron. L’individu de 35 ans est accusé du meurtre au deuxième degré de sa mère.