Les trois jeunes accusés dans l’affaire de braquage de domicile subissent leur enquête sur remise en liberté mercredi.

De lourdes accusations planent pour les braqueurs de la rue McManamy

C’est vraisemblablement pour se payer un plein d’essence que cinq jeunes individus, dont deux mineurs, se retrouvent dans de beaux draps dans une affaire de braquage de domicile à Sherbrooke.

Les trois jeunes adultes de 18 et 19 ans risquent d’ailleurs de se retrouver en prison pour un minimum de quatre ans si l’accusation de vol qualifié en utilisant une arme est prouvée contre eux.

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Alexis Roy, Christopher Ouellet et Marc-Olivier April-Angelini subiront leur enquête sur remise en liberté, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

En plus du vol en utilisant une arme à feu, ils ont aussi été accusés de vol qualifié en utilisant un couteau, de séquestration, d’introduction par effraction dans l’intention de commettre un acte criminel, de port de déguisement ainsi que de recel de biens volés.

BESOIN D’ESSENCE

Les cinq individus auraient monté ce plan pour se payer de l’essence dans l’objectif de se promener en voiture vendredi dernier.

L’un des adolescents a eu l’idée d’aller rendre visite à l’ex-conjoint de sa mère afin de lui voler une console de jeu ainsi que des jeux vidéos dans l’objectif de les revendre à des prêteurs sur gages.

Alexis Roy se trouvait vraisemblablement au volant du véhicule lorsque les suspects se sont présenté sur la rue McManamy à Sherbrooke.

Les quatre autres suspects ont enfilé des cagoules et des bandeaux pour se camoufler le visage.

Marc-Olivier April-Angelini avait vraisemblablement une arme à air comprimé dans les mains, alors que l’un des adolescents avait un couteau.

Ils ont demandé aux deux hommes qui se trouvaient dans le logement d’aller dans leur chambre pendant qu’ils faisaient le tour du logement.

Les suspects se sont emparés d’une console de jeu ainsi que de certains jeux vidéo.

VITE RETRACÉS


Un signalement fait par le Service de police de Sherbrooke à tous les prêteurs sur gages de la région a permis de localiser en moins de 20 minutes les cinq suspects. L’un d’eux tentait de revendre une console et des jeux vidéo lorsque les policiers effectuaient le signalement.

La plupart des individus arrêtés dans cette affaire auraient collaboré avec les policiers en donnant chacun leur version.

Un rapport balistique devrait permettre de confirmer le type d’arme utilisée afin de soutenir la peine minimale incluse dans l’accusation de vol qualifié.

Représentés par Me Jean Leblanc pour Roy, Me Stéphanie Côté pour Ouellet et Me Kim Dingman pour April-Angelini, les trois jeunes adultes se présenteront devant le juge, mercredi.

Les deux adolescents de 17 ans, défendus par Me Stéphanie Marcoux pour l’un et Me Mélissa Gilbert pour l’autre, doivent revenir au tribunal, jeudi.

C’est Me Marie-André Ayotte qui représente le ministère public dans cette affaire.

Coupable de fraude, l’ex-DG de Stornoway connaîtra sa peine en avril

L’ancienne directrice générale de la municipalité de Stornoway Sylvie Gauthier devra attendre en avril pour subir les observations sur la peine concernant l’importante fraude de plus de 122 000 $ qu’elle a reconnue.

La femme de 41 ans qui était aux prises avec des problèmes de jeu a reconnu des accusations de fraude de plus de 5000 $ et de fabrication et d’utilisation de faux documents à l’endroit de la municipalité qui était son employeur. Elle a empoché 72 chèques au cours de la période visée, soit plus de 13 000 $ en salaire supplémentaire. À un certain moment, le nombre d’heures facturées par Sylvie Gauthier dépassait les 3000 heures annuellement.

Un rapport présentenciel avait été demandé dans ce dossier.

Son avocat Me Michel Dussault a demandé au tribunal, mardi, que les observations sur la peine se déroulent le 12 avril au palais de justice de Lac-Mégantic.

Les accusations reconnues par Gauthier couvrent une période de sept ans, soit entre 2005 et 2011.

Anomalies

Sylvie Gauthier a été employée de la municipalité de la MRC du Granit pendant 10 ans. Elle a quitté ses fonctions à la suite de la découverte de son stratagème frauduleux par le maire de l’époque qui l’avait confrontée.

La vérification comptable avait permis d’identifier les anomalies de la directrice générale qui pouvait manipuler à sa guise les entrées et sorties d’argent de la municipalité.

C’est une enquête menée sur plusieurs mois par le Bureau des enquêtes régionales de la Sûreté du Québec en Estrie qui a permis de procéder à l’arrestation de Sylvie Gauthier. Le montant de la fraude admise par la dame s’élève à 122 257 $.

Pendant plus de sept ans, Sylvie Gauthier a empoché le remboursement de fausses factures présentées à la municipalité. Elle a de plus empoché une partie du paiement de taxes effectué en argent comptant par certains citoyens, surtout des personnes âgées. Ce stratagème s’est déroulé à l’insu des élus municipaux.
Plusieurs experts comptables en matière de fraude et de contrefaçon ont travaillé à ce dossier de fraude. L’UPAC a également été saisie de l’affaire.

Lors de son plaidoyer de culpabilité enregistré devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec en décembre 2017 à Lac-Mégantic, la femme de 41 ans avait avoué ses problèmes de jeu.

Ce n’est qu’une fois confrontée aux faits que Sylvie Gauthier a collaboré avec les policiers concernant cette importante fraude.

Me Isabelle Dorion représente le ministère public dans cette affaire.