Lors d’une fouille à nu après l'arrestation de Keri-Ann Proulx , 1,4 gramme de cocaïne avait été trouvé dans ses parties génitales.

De la cocaïne découverte lors d’une fouille à nu d'une Américaine à la frontière

Une Américaine de 34 ans attend derrière les barreaux du pays la suite de son dossier pour importation de cocaïne.

Keri-Ann Proulx doit subir son enquête sur remise en liberté, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Lors d’une fouille à nu après son arrestation, 1,4 gramme de cocaïne avait été trouvé dans ses parties génitales.

C’est son entêtement à vouloir entrer au Canada qui l’a vraisemblablement conduite derrière les barreaux. À deux reprises en février et mars 2018, Keri-Ann Proulx a été refoulée à la frontière canadienne.

Elle tentait de se rendre dans la région de Montréal, mais n’offrait pas les garanties nécessaires pour convaincre l’agent des services frontaliers qu’elle allait retourner chez elle au Massachusetts.

Le 4 mars dernier, c’est sa mère qui a été interceptée au poste frontalier. Interrogée par l’agente des services frontaliers, elle a mentionné qu’elle se rendait à Montréal pour voir sa fille. C’est à ce moment que l’agente a fait le lien entre la femme et Keri-Ann Proulx qui avait été refoulée à la frontière.

À la fouille secondaire, Keri-Ann Proulx a été découverte par les représentants de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) alors qu’elle était cachée derrière des valises sur la banquette arrière du véhicule.

Les deux femmes avaient été placées en état d’arrestation puis accusées.

Devant se présenter au tribunal le 24 mai dernier, Keri-Ann Proulx et sa mère Cynthia-Ann Russell brillaient par leur absence.

Les deux accusées se sont présentées au poste frontalier la même journée où elles ont été mises en état d’arrestation. L’ASFC avait reçu un mandat d’arrestation.

C’est lors de leur fouille à nu au palais de justice de Sherbrooke que la drogue a été trouvée sur Keri-Ann Proulx.

Les deux femmes ont réglé leur dossier avec la couronne fédérale en plaidant coupables à des accusations de fausse déclaration à l’ASFC.

Des peines d’incarcération de trente jours ont été imposées avec des amendes de 5000 $ et 7500 $.

La femme de 34 ans n’était cependant pas au bout de ses peines avec ses accusations d’importation de cocaïne, de possession simple de cocaïne et de bris de conditions qui sont toujours devant les tribunaux.

Son avocate Me Stéphanie Marcoux tentera de convaincre le tribunal de la remettre en liberté.