David Goudreault a porté secours à une dame qui se noyait lundi dans la piscine du parc des Optimistes.

David Goudreault sauve une femme de la noyade

Le chroniqueur de La Tribune et écrivain David Goudreault a sauvé une femme de la noyade en fin d'après-midi lundi. Tout s'est passé en quelques minutes avec une bouffée d'adrénaline. Il espère maintenant revoir la dame qui a croisé son chemin d'une manière loin d'être ordinaire.
Le jeune papa était en route pour aller chercher sa fille à la garderie vers 16 h quand il a remarqué une voiture immobilisée devant le parc des Optimistes, situé à l'intersection des rues Terrill et Triest à Sherbrooke. Des enfants attroupés et en panique criaient qu'une femme se noyait.
« Je suis sorti pour voir ce qui se passait et la dame dans le camion devant moi m'a dit " Vas-y! " » raconte David Goudreault. C'est alors qu'il a regardé vers la piscine et a vu une femme qui y flottait, le visage dans l'eau. Aucun sauveteur n'était sur place, car la piscine était fermée, ses activités ayant cessé pour l'été la veille.
Sans hésitation, il a alors grimpé et enjambé une clôture de plus de six pieds, se blessant le poignet au passage, puis une deuxième pour rejoindre le bord de la piscine.
« La dame était inconsciente le visage dans l'eau, je l'ai retournée et j'ai vu qu'elle avait aspiré beaucoup d'eau. Elle respirait difficilement en râlant. Je m'en allais plonger pour réussir à la sortir, mais finalement avec juste l'adrénaline du moment, j'ai trouvé la force de la tirer hors de la piscine en lui maintenant la tête et en la tenant par l'épaule et par la ceinture de ses shorts. Je l'ai mise sur le côté et elle a craché beaucoup d'eau », relate-t-il.
Plusieurs personnes assistaient à la scène, paniquées derrière la clôture. Une dame a contacté le 911 et la répartitrice a pu guider David dans ses manoeuvres.
« Au moment où j'allais lui donner le bouche-à-bouche, les pompiers sont arrivés. Les ambulanciers ont ensuite déchiré les vêtements de la dame, parti le défibrillateur et effectué les manoeuvres de réanimation. »
Tout cela s'est passé en l'espace d'environ deux minutes. Cent vingt secondes qui ont changé le cours de choses.
« Au moment de partir, un policier est venu m'interpeller pour me dire que j'étais intervenu au bon moment parce que la dame venait de reprendre connaissance. C'était une question de secondes ou de minutes », lâche-t-il avec émotion.
Le Service de police de Sherbrooke rapporte que la dame a été transportée à l'hôpital. Elle était gravement intoxiquée et les policiers avaient d'ailleurs reçu des appels la concernant un peu avant l'incident.
Quelques heures après l'événement, David Goudreault est encore ébranlé, mais surtout inquiet. Il souhaite ardemment avoir des nouvelles de la femme et même la revoir.
« J'espère qu'elle n'aura pas de séquelles, mais surtout qu'elle va avoir de l'aide, peu importe la situation. Et si je peux lui donner un coup de main autrement qu'en la tirant hors de l'eau, ça aurait du sens pour moi », confie l'homme qui est aussi travailleur social de formation.