Les traits cernés, Étienne Lavoie s’est présenté, mardi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec les mains liées par des menottes.

D'autres accusations contre Étienne Lavoie?

Des vérifications doivent être effectuées pour déterminer si d’autres accusations doivent être déposées contre l’ancien psychologue sherbrookois Étienne Lavoie.

L’homme de 47 ans, qui réside à Sainte-Catherine-de-Hatley, est accusé de proxénétisme, d’agression sexuelle, d’agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d’avoir obtenu des avantages matériels provenant de services sexuels, d’avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d’images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait.

Les traits cernés, Lavoie s’est présenté, mardi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec les mains liées par des menottes.

« Nous avons des vérifications à faire pour nous assurer qu’il n’y aura pas d’autres plaignantes au dossier », a expliqué l’avocate de la défense Me Mylène Saint-Cyr.

Dans le box des détenus, Lavoie semblait trépigner. 

L’accusé est détenu depuis le début des procédures judiciaires.

En février, Étienne Lavoie a été arrêté pour 14 accusations liées au proxénétisme et à des délits sexuels concernant trois victimes alléguées. Treize autres accusations ont été déposées en mai.

À la mi-mars, le tribunal a déterminé que Lavoie devra rester détenu pour la durée des procédures judiciaires.

« Personne n’est au courant de mon dossier, alors qu’il demande beaucoup d’heures », a mentionné Lavoie au tribunal.

Le juge a pris soin d’expliquer la situation à Étienne Lavoie, étant donné que les avocats avaient changé tant du côté de la poursuite que de la défense.

« Il y a de nouvelles accusations possibles. Je veux reporter à court terme au 27 novembre pour statuer s’il y aura de nouvelles accusations ou non. Si ce n’est pas le cas, les discussions pourront se poursuivre. Ce n’est pas un dossier simple », a expliqué le juge Chapdelaine.

« Je ne suis pas en mesure d’affirmer s’il y aura de nouvelles accusations. Je peux faire les démarches avec l’enquêteur », a mentionné la procureure aux poursuites criminelles, Me Geneviève Crépeau

Le juge a ordonné la transcription de notes sténographiques de l’enquête préliminaire.

« Merci, monsieur le juge », a mentionné Lavoie avant de quitter la salle d’audience.

L’enquête préliminaire, étape des procédures judiciaires préalable au procès, est frappée d’une ordonnance de non-publication relativement à son contenu et à l’identité des victimes alléguées. 

L’avocat de la défense contestait la citation à procès concernant la trentaine d’accusations pour des gestes à caractère sexuel qui auraient été commis sur les victimes alléguées.

Cinq femmes ont été entendues comme témoins à la mi-août.

Pour les trois victimes initiales, Lavoie aurait commis les gestes entre janvier 2018 et février 2019, et certains crimes auraient été commis sur son lieu de travail.

Des interdits de communiquer avec les victimes alléguées ont été imposées par le Tribunal à la suite de demandes de la procureure aux poursuites criminelles.