Daniel Roy passait ses derniers moments en liberté, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Daniel Roy condamné à 33 mois de prison pour trafic de cocaïne

À la tête d'un réseau de trafiquants de cocaïne, Daniel Roy de Magog passera les 33 prochains mois à l'ombre.
Roy a reconnu son implication importante dans le trafic de stupéfiants à la suite de l'opération « King » qui a paralysé ses activités criminelles en février dernier à Magog.
« Il n'y a pas de crime organisé dans cette affaire. C'est principalement mon client qui était visé. Il a plaidé coupable à la première opportunité et il a respecté toutes ses conditions de remise en liberté », a expliqué l'avocat de la défense Me  Jean Leblanc.
Il a plaidé coupable au trafic de cocaïne entre le 1er février 2016 et le 15 février 2017, à la possession dans le but d'en faire le trafic de cocaïne, de résine de cannabis et de cannabis ainsi qu'au recel de plus de 5000 $.
« Même si on ne vous rattache pas à un réseau connu, il faut avoir certaines connexions pour être en possession d'une telle quantité de drogue », a précisé la juge Claire Desgens de la Cour du Québec en imposant la peine.
Lors de cette opération policière, la Régie de police Memphrémagog a saisi environ 1,5 kilo de cocaïne, un kilo de haschich et 119 600 $ à douze lieux de perquisition.
De la surveillance, des balises de localisation et des caméras de sécurité installées par les policiers ont permis d'étayer la preuve contre Roy.
Daniel Roy a été filmé à ces endroits lors de l'enquête policière qui a culminé le 15 février dernier.
Lors de la perquisition, 36 sachets d'un gramme de cocaïne, du haschich et du cannabis ont été découverts à son domicile de la rue Rexford à Magog.
Daniel Roy a admis avoir confié un kilo de cocaïne à l'un des coaccusés dans cette affaire. La drogue était gardée dans deux coffres-forts appartenant à la tête dirigeante du réseau.
Un autre accusé a admis aux policiers s'approvisionner auprès de Daniel Roy en cocaïne dans un objectif de la revendre.
Daniel Roy est actif depuis unequarantaine d'années en matière criminelle.
« Oui ça représente la réalité. Je fais ça pour mettre tout ça en arrière », a affirmé Daniel Roy avant de passer du côté des détenus.
Ce sont des informations du public qui ont permis de mener l'enquête puis de réaliser les perquisitions à Magog.
L'escouade régionale mixte de l'Estrie et la Sûreté du Québec ont participé à cette frappe policière majeure menée par la Régie de police Memphrémagog.