Daniel Dolbec a livré un témoignage franc et honnête qui a été cru par le tribunal.

Daniel Dolbec veut rétablir sa réputation

L'entraîneur de chevaux Daniel Dolbec de Westbury a été acquitté des accusations d'avoir blessé un cheval et de lui avoir causé des souffrances.
Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a déterminé que la preuve était insuffisante pour soutenir les accusations.
Le juge a retenu la version donnée par Daniel Dolbec en défense selon laquelle il travaillait à ajuster le fer arrière d'un cheval à l'aide d'un marteau, son outil de travail, lorsque deux chevaux se sont rués mutuellement en juillet 2016. Il a alors pris une fourche avec des pointes de plastique qu'il utilise pour ramasser les excréments de chevaux, afin de les séparer. Les gestes ont été posés dans le but de se protéger et protéger les chevaux eux-mêmes.
« Daniel Dolbec a fourni une version détaillée des événements. Il a décrit les gestes et dans quel but il les a posés. Il a fourni un témoignage franc, honnête et spontané. Le tribunal y prête foi et mérite d'être cru », soutient le juge Chapdelaine qui a souligné la transparence de Daniel Dolbec qui avait invité les inspecteurs de la SPA-Estrie à faire les vérifications chez lui sans qu'il soit présent. La version de Daniel Dolbec n'a jamais été recueillie.
Le juge a mentionné que toute la preuve de la poursuite reposait sur un seul témoin oculaire, celui d'une fillette de neuf ans certainement impressionnée et apeurée par la scène où deux chevaux se ruaient.
« Les gens n'ont aucune idée des dommages que de telles accusations ont eue sur ma vie et ma carrière. La réputation que j'ai mis 32 ans à bâtir dans le domaine des chevaux a été détruite. Pour moi les chevaux ce n'était pas juste un emploi, mais une passion », soutient Daniel Dolbec.
Il mentionne avoir subi non seulement des dommages personnels, mais que ses enfants ont aussi été victimes d'intimidation à l'école à la suite du dépôt des accusations.
« C'est incroyable que cette affaire se soit rendue si loin. J'en suis venu à douter de moi-même, de tout ce que j'avais accompli au cours des 30 dernières années », signale l'entraîneur de chevaux.
Son avocate Me Julie Beauchemin analyse l'opportunité d'intenter une poursuite civile qui serait menée par Me Marie-Ève Fleury. « Personne n'a écouté la version de mon client. Si on avait entendu ce qu'il avait à dire, nous aurions pu sauver beaucoup de temps à tout le monde », estime Me Beauchemin.