Denis Clavelle
Denis Clavelle

Crime sexuel: un Magogois, ancien pompier de Sherbrooke, mis en accusation

Un homme de Magog, ayant résidé plusieurs années à Sherbrooke, a été arrêté mardi pour une série d’infractions à caractère sexuel envers des personnes mineures.

Le suspect, Denis Clavelle, âgé de 71 ans, a fait face à douze chefs d’accusation, soit d’avoir, à des fins d’ordre sexuel, touché une partie du corps de ses victimes, d’avoir engagé ou incité des victimes d’âge mineur à le toucher et d’agression sexuelle alors qu’il était en état d’autorité.

Clavelle a comparu par voie téléphonique mercredi en fin d’avant-midi, alors qu’il était au bureau de la Sûreté du Québec de Memphrémagog. 

Les agressions auraient été commises entre les mois de mars 1992 et juillet 2012 à Sherbrooke et à Stratford, annonce le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ).

Denis Clavelle a été membre des pompiers de Sherbrooke durant plusieurs années.

Il a été libéré après avoir accepté ses multiples conditions de remise en liberté.

Parmi celles-ci, il ne doit pas être en présence de personnes mineures dans des lieux privés, être présent à la cour chaque fois qu’il est requis de le faire, ne pas se trouver à la résidence, l’école ou le lieu de travail des plaignants, ne pas communiquer ou tenter de communiquer avec les victimes ni les membres de leur famille immédiate et ne pas posséder d’arme offensive.

L’accusé sera de retour en cour le jeudi 8 octobre prochain pour la forme.

Structure de commandement unifié

Puisque plusieurs victimes présumées ont été identifiées, la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée. Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation. Cette coordination provinciale permet donc une mise en commun des ressources policières et vise à mieux protéger les victimes, soutient la SQ.

La Sûreté du Québec rappelle qu’en tout temps, le public peut également transmettre des informations de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.