Un individu de 31 ans a été condamné à Sherbrooke pour avoir poussé sa conjointe en bas des marches de la résidence qu’ils habitaient ensemble en avril dernier.
Un individu de 31 ans a été condamné à Sherbrooke pour avoir poussé sa conjointe en bas des marches de la résidence qu’ils habitaient ensemble en avril dernier.

Coupable de violence conjugale extrême à Sherbrooke

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un individu de 31 ans a été condamné à Sherbrooke pour avoir poussé sa conjointe en bas des marches de la résidence qu’ils habitaient ensemble en avril dernier.

Frédéric Chaloux faisait déjà face à la justice dans une autre affaire de violence conjugale avec une autre conjointe lorsque ces graves événements se sont déroulés.

Chaloux a fait fi de ses conditions de remise en liberté qui lui imposait de résider chez sa mère à Coaticook pour emménager avec une nouvelle conjointe et ses enfants à Sherbrooke lors du confinement. 

La chicane de couple, où des coups ont été échangés de part et d’autre, mais où le gabarit de Chaloux dépassait du double celui de la victime, a dégénéré le 19 avril dernier.

Lors de l’altercation, Chaloux a empoigné la femme avec qui il partageait sa vie comme une « poche de patates » et il l’a projetée à l’extérieur de leur domicile.

La victime s’est ainsi affaissée sur une dalle de béton en bas de marches.

Lors de son procès pour une accusation de voies de fait causant des lésions, Frédéric Chaloux a expliqué qu’il avait simplement sorti sa conjointe à l’extérieur du domicile.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a plutôt retenu la version de la victime où Chaloux a projeté la femme dans les marches du domicile.

Ce sont des témoins de la scène qui ont contacté les secours afin qu’une aide soit apportée à la victime.

La juge Fabi a dénoncé l’indifférence dont a fait preuve Frédéric Chaloux et qui a été notée par les témoins de ce cas extrême de violence conjugale.

Chaloux qui est détenu dans cette affaire depuis le 24 avril dernier doit revenir devant le tribunal le 17 septembre prochain pour les observations sur la peine dans ce dossier.

L’individu n’en a cependant pas fini avec la justice pour ses crimes en matière conjugale. 

Il doit se défendre de 21 accusations pour des événements survenus avec une autre ex-conjointe.

Il est accusé d’agression sexuelle entre septembre 2018 et janvier 2019, d’avoir rendu accessibles des images intimes sans consentement entre octobre 2017 et mai 2019 et d’entrave à la justice en juin 2019.

Il est aussi accusé d’avoir offert de l’argent à son ex-conjointe pour avoir des relations sexuelles ainsi que divers bris de conditions.

L’hiver dernier la juge Claire Desgens de la Cour du Québec lui avait imposé de suivre une thérapie en le remettant en liberté sous conditions. 

Me Maude Lapointe représente le ministère public dans cette affaire, alors que Me Julie Beauchemin assure la défense de Frédéric Chaloux.