Blessing Dugbeh estime que la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée à la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans à Sherbrooke est « cruelle et inusitée ».

Coupable de viol collectif : Dugbeh sera fixé en septembre

Blessing Dugbeh connaîtra le 13 septembre prochain non seulement le moment des observations sur la peine pour l’agression sexuelle en groupe dont il a été trouvé coupable, mais donnera aussi l’orientation aux accusations d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger déposées contre lui.

Dugbeh estime que la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée à la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans à Sherbrooke est « cruelle et inusitée ».

Certaines vérifications doivent être faites pour coordonner les agendas du tribunal ainsi que de tous les avocats au dossier, mais le 17 octobre prochain ou des journées dans la semaine du 26 novembre au 28 novembre pourraient être retenus.

En plus de Me Guy Plourde en défense et Me Marie-Ève Phaneuf pour le ministère public, le procureur général du Québec doit aussi se joindre aux observations sur la peine.

Des parents de Blessing Dugbeh étaient présents au tribunal, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke pour assister à cette remise du dossier. Dugbeh souhaite invoquer l’article 12 de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne pour faire invalider la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée.

Un actif pour la société

Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Blessing Dugbeh doit se voir imposer cette peine minimale de prison étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans. Cette détention provisoire est calculée en temps et demi.

En plus du viol collectif, l’homme de 21 ans a été trouvé coupable de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure pour les évènements du 12 février 2017 ainsi que de menaces de mort et de harcèlement criminel entre février et avril 2018.

Me Plourde soulève dans la requête que Dugbeh avait 19 ans au moment de l’infraction et qu’il avait toujours été un actif pour la société et sa famille, qu’il ne possède aucun antécédent judiciaire et qu’il a démontré un potentiel de réhabilitation. Me Plourde insistera sur cet objectif de réinsertion sociale.

Lors des gestes en cause, la victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels.

La juge retient que la victime a témoigné que deux gars lui prenaient les mains et que Dugbeh lui prenait la tête en l’obligeant à lui faire une fellation.

La juge avait qualifié de troublants les évènements pour lesquels Dugbeh a été reconnu coupable.

Dugbeh a aussi été reconnu coupable de menaces de mort pour avoir mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

Blessing Dugbeh n’avait pas témoigné lors de son procès.

Autres accusations

À la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui, Dugbeh a été accusé d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger sur trois victimes mineures alléguées

Dugbeh a renoncé à son enquête sur remise en liberté relativement aux accusations portées pour ces gestes qui auraient été commis entre mai 2016 et septembre 2017.

Ces accusations, concernant trois adolescentes de moins de 16 ans, comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

Blessing Dugbeh doit aussi prendre position dans ce dossier le 13 septembre prochain.