Coupable de séquestration, Leclerc-Boisjoli écope 42 mois

Anthony Leclerc-Boisjoli, passera les deux prochaines années moins un jour derrière les barreaux pour sa participation au braquage de deux maisons survenu dans la nuit du 25 au 26 décembre 2017, en compagnie de Tommy Boucher, dans le secteur d’Asbestos.

Le juge Conrad Chapdelaine s’est rendu à la suggestion commune des deux procureures en condamnant Leclerc-Boisjoli à une peine de 42 mois de prison. En tenant compte des 18 mois passés en détention préventive, Leclerc-Boisjoli passera les deux prochaines années moins un jour en prison.  

Au sortir de celle-ci, il sera soumis à une période de probation de trois ans.

Âgé de 24 ans, Leclerc-Boisjoli avait déjà été condamné pour vol avec violence avant de se joindre à Boucher dans la nuit du 25 au 26 décembre 2017 dans le braquage de deux maisons, dans le secteur d’Asbestos.

Cette nuit-là, Boucher avait décidé de se faire justice lui-même après avoir été expulsé d’un party dans une résidence d’Asbestos où il avait fait l’objet d’intimidation, de menaces et de voies de fait.

Les deux complices se sont introduits dans deux résidences où ils s’en sont pris physiquement à coups de bâton à deux personnes présentes au party.

Puis, vers 4 h, les deux jeunes hommes se sont introduits dans un autre domicile, cette fois sur le chemin Saint-Georges à Asbestos pendant que l’occupant dormait. Celui-ci était aussi présent au party, mais était retourné chez lui.

Les deux intrus ont pris un marteau avant de frapper l’homme. Boucher avait un bâton alors que Leclerc-Boisjoli avait un marteau. La victime a été séquestrée dans la salle de bain une vingtaine de minutes.

L’une des victimes dans cette affaire a subi une fracture du crâne avec enfoncement et déchirement de la membrane du cerveau. Sa mère, Nathalie Bourassa, est venue raconter au tribunal que son fils est aux prises avec toutes sortes de difficultés depuis les événements.

« Les conséquences de ces événements-là, on les vit encore aujourd’hui, a témoigné Mme Bourassa. Et je trouve qu’en tant que victimes, on est laissé à nous-mêmes. Il faut courir après les services. Mon fils n’est pas en mesure de travailler ni de gérer ses affaires. Les comptes continuent de rentrer, mais il n’est pas en mesure de les payer. Cela a des répercussions sur toutes les sphères de sa vie. Et ça nous affecte nous aussi », a-t-elle exprimé.

« Toutes ces séquelles-là qu’on vit tous les jours ne disparaîtront pas avec la sentence », a ajouté Mme Bourassa. 

Avant d’imposer sa sentence, le juge Chapdelaine a offert à Leclerc-Boisjoli la possibilité de s’adresser directement à Mme Bourassa.  

« C’est sûr que j’aimerais m’excuser pour les gestes qui ont été commis, a-t-il dit. C’était pas mal trop… »

Le magistrat lui a ensuite demandé s’il réalisait l’ampleur des dommages permanents que ses gestes avaient causés, ce à quoi il a répondu :

« Oui, c’est sûr. Mais ce n’était pas mon intention de faire du mal comme ça. Cette soirée-là, j’étais loin de me douter que c’était pour arriver… Je ne sais pas quoi dire… » a répondu Leclerc-Boisjoli d’une voix hésitante.