Déjà coupable de proxénétisme, Mathieu Larin se défend d’avoir agressé sexuellement une mineure qui travaillait pour lui comme escorte.

Coupable de proxénétisme, Larin nie une agression sexuelle

Déjà coupable de proxénétisme, Mathieu Larin se défend d’avoir agressé sexuellement une mineure qui travaillait pour lui comme escorte.

Après avoir reconnu des accusations de proxénétisme avec des femmes adultes, Mathieu Larin s’est aussi engagé à reconnaître des accusations en lien avec la prostitution juvénile. Il ne reconnaît toutefois pas une agression sexuelle sur cette jeune femme mineure entre le 11 et le 24 novembre 2014.

C’est sur cette agression sexuelle que Larin a subi son procès devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

La victime alléguée prétend que la dernière relation sexuelle entre les deux n’était pas consensuelle, alors que Larin soutient le contraire.

La victime alléguée a connu Mathieu Larin sur le site de rencontre Badoo, alors qu’elle avait 17 ans. Après seulement cinq minutes de conversation, Larin lui a demandé si elle voulait faire de l’argent.

« Lorsque je lui ai demandé en quoi ça consistait, il m’a répondu : t’auras juste à faire plaisir à des hommes », a mentionné la victime alléguée, qui s’est sentie à l’aise et en confiance lors de sa première rencontre avec lui.

Dès la première soirée, elle a eu une première relation sexuelle consentante avec l’accusé, qui avait 29 ans, avant de commencer à « faire des clients » le lendemain.

Une fois leur relation terminée, la victime alléguée a revu Larin à un nouvel appartement qu’il venait de louer où les clients étaient accueillis. Après avoir vu deux clients dans la journée, Mathieu Larin est revenu au logement sous l’effet de l’alcool, le 11 novembre 2014.

« Je me suis couchée dos à lui. Il a commencé à me dire qu’il avait envie de moi. Je lui ai dit que ça ne m’intéressait plus et que j’étais juste là pour travailler. Il a commencé à me toucher. Je lui ai dit non. Il est quand même monté sur moi, face à moi. Je lui ai répété que ce n’était pas une bonne soirée et qu’il avait une blonde. J’ai fini couchée sur le ventre et il a baissé mes pantalons, il était plus imposant que moi. Il avait pris sa décision que l’on coucherait ensemble même si je ne voulais pas. Il n’était plus là, il était déconnecté. Il pensait juste au sexe. Il a forcé la pénétration. Ç’a duré cinq minutes, puis il s’est recouché », a décrit la victime alléguée.

Larin : « Il n’y a jamais eu de viol »

L’accusé de 32 ans n’a pas nié la relation sexuelle lors de son témoignage en défense même s’il se trouvait en couple avec une autre femme.

« Elle voulait que l’on parle de la fin de notre relation. Que notre style de vie ne convenait pas l’un à l’autre. J’ai essayé de la toucher aux seins, mais elle m’a repoussé. Je lui ai dit qu’elle était belle, je l’ai complimentée, je l’ai convaincue, j’avais envie de sexe. Je pensais que je l’attirais encore. Elle s’est retournée vers moi avec un petit sourire et ça devenait évident. Elle s’est retournée pour que l’on puisse passer à l’acte (...) Il n’y a jamais eu de viol », soutient Mathieu Larin, qui assure qu’elle était consentante à cette relation sexuelle et qu’il en était convaincu.

Il soutient que, quelques mois plus tard, la victime alléguée lui a réclamé l’argent qu’il lui devait en menaçant de porter plainte à la police pour proxénétisme.

« J’ai toujours été clair que les filles doivent être à l’aise de le faire et de ne pas prendre de drogue », témoigne Mathieu Larin.

Au début du procès, son avocat, Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique, a mentionné que son Larin reconnaîtrait des accusations d’avoir sollicité une personne à avoir des contacts sexuels avec une autre personne et d’avoir vécu des produits de la prostitution d’une personne de moins de 18 ans entre septembre et novembre 2014 à Sherbrooke et Laval.

Le juge Chapdelaine a pris la cause en délibéré. Il rendra sa décision le 5 mars.

Le 23 octobre 2017, Larin a plaidé coupable d’avoir amené trois femmes à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre décembre 2016 et juin 2017. Il demeure en attente de sa peine en détention dans ce dossier.

C’est Me Geneviève Crépeau qui représente le ministère public dans ces dossiers.

Dany Lacroix profitait de derniers moments de liberté avant de recevoir une peine de prison de 18 mois au palais de justice de Sherbrooke.

Condamné à 18 mois de prison pour importation illégale de tabac

Un importateur de tabac de contrebande de Val-Joli a pris le chemin de la prison.

Dany Lacroix a été condamné à passer les 18 prochains mois en détention, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Une amende de 20 000 $ lui a aussi été imposée étant donné qu’il avait impliqué sa compagnie Installation Soudins dans les gestes qu’il a reconnus.

Devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, Lacroix a plaidé coupable à l’accusation d’avoir tenté d’introduire frauduleusement au Canada 14 000 kilos de tabac le 30 juillet 2013 à Peace Bridge en Ontario et le 19 décembre 2013 de 13 023 kilogrammes de tabac à East Hereford.

L’individu de 40 ans a aussi pris le blâme pour sa compagnie Installation Soudins pour la même quantité de 14 000 kilos.

C’est l’interception d’un camion semi-remorque appartenant à Normand Faucher qui a mis les enquêteurs sur la piste de Lacroix.  Faucher avait écopé de 20 mois de détention dans la collectivité pour son implication.

Si le chargement contenait des copeaux de bois comme déclaré, des vérifications plus approfondies ont permis de découvrir le pot aux roses.

À la fouille secondaire, l’Agence des services frontaliers du Canada a découvert 40 palettes contenant chacune trois caisses de cigarettes de contrebande.

Les recherches des autorités ont permis d’établir les liens vers Dany Lacroix et sa compagnie non seulement pour la saisie de décembre 2013, mais aussi pour une autre faite en Ontario en juillet 2013.
La perquisition chez Lacroix a eu lieu le 5 février 2015.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean Leblanc et du procureur aux poursuites fédérales. Le juge Dunnigan a tenu compte de la quantité importante de tabac importé et de l’implication importante de Lacroix dans ces activités illégales.

« Dany Lacroix a joué un rôle principal dans les transactions », a signalé Me D’Amour.

Vol chez Métaux Doucet : Reeves reconnaît les accusations

L’ancien employé des Métaux Doucet du chemin Bibeau ne contestera pas les accusations portées contre lui dans le cadre de son enquête préliminaire.

Jean-Charles Reeves a fixé son enquête préliminaire au 27 avril.

Son avocat Me Alexandre Caissie a mentionné au tribunal qu’il ne contestera pas les accusations déposées contre son client soit le complot pour vol, le méfait public, le vol et la fraude de plus de 5 000 $ ainsi que d’utilisation négligente d’arme à feu.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laila Belgharras assignera à la barre environ cinq témoins afin que la défense puisse vérifier leur version des faits devant le tribunal.Au début des procédures, Me Caissie avait mentionné que Jean-Charles Reeves pourrait utiliser une défense de contrainte dans cette affaire.

Lors des événements du 1er juin 2017, Kevin Johson et Tommy Gauthier se sont présentés au commerce du chemin Bibeau à la fin des heures d’ouverture.

Ils ont tiré un coup de feu et se sont emparés d’un butin de plus de 70 000 $ avec vraisemblablement la complicité de Jean-Charles Reeves.

Le scénario criminel a cependant été élucidé.Johson et Gauthier ont été condamnés à six ans de prison dans cette affaire.

« Go »

Johnson et Gauthier s’étaient rencontrés à quelques reprises en mai 2017 pour planifier le vol commis en juin. Selon la version donnée aux policiers, ils auraient pris contact avec Jean-Charles Reeves, aussi accusé dans cette affaire, pour s’emparer du contenu du coffre-fort de l’entreprise spécialisée dans l’achat et la vente de métaux recyclés.

Reeves était vraisemblablement au courant du moment où il y aurait une grosse somme d’argent dans le coffre-fort de l’entreprise.

Reeves aurait envoyé un message texte « Go » aux deux complices.

Gauthier et Johnson ont mis une cagoule et ont réalisé le vol.

Ils s’étaient entendus pour que des coups de feu soient tirés « pour que ça ait l’air plus vrai ». Tout a été filmé sur les bandes vidéo de l’entreprise. Après avoir obtenu le butin, Kevin Johnson et Tommy Gauthier ont pris la fuite vers le lieu de rencontre avec Jessie Larose, la conjointe de Gauthier à cette époque, au bar le Broadway d’Ascot Corner sur la route 112.

Les participants à ce vol s’étaient entendus pour se diviser le butin qui a rapidement été dépensé. Jessica Larose, qui attendait à quelques kilomètres du chemin Bibeau où le vol avec une arme prohibée a été commis, a été condamnée à une peine de prison dans la collectivité.

Elle a plaidé coupable au vol du 1er juin dernier, aux accusations d’entrave au travail des policiers en rapportant son véhicule volé pour fausser les pistes des policiers ainsi que de fraudes avec des cartes de crédit volées en mai 2017.

C’est ce faux vol de véhicule qui a mis les enquêteurs sur la trace des auteurs du vol.